Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'usine Agro

[Oeufs contaminés] Selon l'Anses le risque d'effets sanitaires est très faible

Cédric Soares , , , ,

Publié le , mis à jour le 11/08/2017 À 12H01

Vendredi 11 août, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) a rendu ses conclusions au ministère de l'agriculture sur les oeufs contaminés au Fipronil. Selon l'Agence le risque de survenue d’effets sanitaires apparait très faible. Les investigations ont révélé de nouveaux sites français touchés. A ce stade seule la filière de la viande animale n'est pas touchée. A Bruxelles, le commissaire européen à la Santé à convoqué les douze pays déjà touchés par la crise.

[Oeufs contaminés] Selon l'Anses le risque d'effets sanitaires est très faible
Le ministère de l'Agriculture français a déclaré dans un communiqué de presse daté du 7 août que deux lots d'oeufs, en provenance des Pays-Bas, infectés par le fiproni ont été réceptionné par des établissements d'ovoproduits situés dans la Vienne et le Maine et Loire
© pixabay-clairegelas

L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) a rendu vendredi 11 août, ses conclusions sur la contamination des oeufs au fipronil. Le communiqué du ministère de l'Agriculture indique que "le risque pour la santé humaine est très faible au vu des niveaux de fipronil constatés dans les œufs contaminés et au vu des habitudes françaises de consommation alimentaire". Celui de l'Anses précise que  "la quantité maximale d’œufs pouvant être consommés varie de un (pour un enfant de 1 à 3 ans) à dix par jour (pour un adulte)". 

L'antiparasitaire DEGA-16, a l'origine de la contamination n'a pas été détecté dans les élevages français de volailles inspectés. Avant le début de l'investigation, un éleveur français a signalé le 28 juillet avoir également eu recours au DEGA-16. Son exploitation située dans le Pas-de-Calais a été placée sous surveillance. Selon le ministère de l’Agriculture Français, les œufs issus de l’élevage n’ont pas été mis sur le marché. 

De nouveaux sites touchés

Les enquêtes de traçabilité ont révélé que plusieurs autres sites français sont touchés. Deux établisssement situés dans la Moselle et la Vendée ont reçu des ovoproduits en provenance de Belgique. Dans le Nord et la Somme, deux centres d'emballages d'oeufs ont reçu des lots contaminés de Belgique et des Pays-Bas. 196 000 oeufs issus du premier ont été mis sur le marché  entre le 16 avril et le 2 mai. 48 000 oeufs en provenance du second ont été mis en vente entre le 19 et le 28 juillet.  Leader Price, distributeur a retiré les oeufs en rayon.

Aucun nouveau producteur d'ovoproduits ayant réceptionné des oeufs contaminés n'a été dénombré. Pour rappel, le ministère a fait état, le 9 août, de cinq sites dans le Maine-et-Loire, le Pas-de-Calais, le Nord et le Morbihan. Trois sont déjà connus. Dans le Maine-et-Loire, Igreca confirme, dans communiqué de presse, daté du 8 juillet, avoir reçu 30 000 œufs. Le casseurs d’œufs Samo, dans la Vienne, a indiqué à La Nouvelle République avoir reçu 50 tonnes de produit. La gérante de Futur Oeuf dans le Morbihan, a prévenu la Direction départementale de la population (DDPP). Selon les services de la préfecture, le fabricant d'ovoproduits a reçu 250 000 oeufs en provenance d'un élevage belge contaminé.   

L'agence déclare poursuivre ses investigations chez les éleveurs et dans les établissement producteurs d'ovoproduits. A ce stade, selon Stéphane Travert, ministre de l'Agriculture, seule la filière des oeufs est touchée. La filière la production de viande poulet n'est pas atteinte . Le gouvernement a lancé une enquête nationale auprès de l'ensemble des fabricants d'ovoproduits. La France en compte 80.   

Le ministère a révélé la propagation de la contamination de la France a été révélé le 7 août dans un communiqué de presse. Les Pays-Bas ont transmis l’alerte officielle concernant la France le 5 août via le RASFF. Les livraisons ont eu lieu entre le 11 et 26 juillet. Les denrées ont servi à fabriquer des produits à destination de la consommation humaine. La première alerte à l'échelle européenne a été donnée via l'outil par les autorités belges le 20 juillet.

La tension monte à Bruxelles 

Au niveau européen, le parquet néerlandais a annoncé, jeudi 10 août, l'arrestation des deux dirigeant de Chickfriend, la société de désinfection de poulaillers accusée d'avoir utilisé du fipronil, dans un antiparisitaire commercialisé sous l'appellation DEGA 16. Le produit a été fabriqué par  l'entreprise belge Poultry-Vision qui a acheté 6 000 litres de fipronil en Roumanie. 

A Bruxelles, le commissaire européen à la Santé Vytenis Andriukaitis, a convoqué les pays déjà touché par la crise. Y fiigurent: l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Danemark, le France, le Luxembourg, les Pays-Bas,  la Roumanie, le Royaume-Uni,  la Slovaquie, la Suède et la Suisse. La rénion reunira les ministres et les agences de sécurité alimenatiaires des états. Elle se tiendra vendredi 11 août.

La tension monte entre les pays membres. Le ministre Belge de l'agriculture a reproché, mercredi 9 août, aux Pays-Bas d'avoir fait de la rétention d'information. Selon Denis Ducarne, le voisin batave était au courant du problème sanitaire depuis novembre 2016. L'agence néerlandaise de sécurité alimentaire (NVWA) a réfuté l'accusation. 

Un insecticide “modérément toxique”

Le fipronil est un insecticide, notamment utilisé comme traitement vétérinaire pour lutter contre les parasites tels que les poux, les puces et les tiques. Son usage est interdit sur des élevages à destination de la consommation humaine. L’insecticide a été mis au point en France par Rhône-Poulenc en 1987. Le groupe chimique allemand BASF en est propriétaire depuis 2003 suite à plusieurs rachats successifs.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) le fipronil est considéré comme “modérément toxique” pour l’homme. La NVWA note toutefois qu’en grande quantité la substance peut s’avérer nocive pour les reins, le foie et la glande thyroïdienne.

L’institut allemand de mesure des risques (BfR) a analysé les produits mis en cause par l’alerte RASFF. Les résultats montrent une quantité maximale de 1,2 mg de fipronil par kilogramme d'oeuf dans les échantillons étudiés. Selon l'organisme allemand, une consommation par un adulte de sept de ces oeufs par jour ne représenterai pas un danger. Pour les enfants, le seuil de consommation à risque est plus bas : de l'ordre de 1,7 oeuf. 

L’alerte a été remontée le 20 juillet par les autorités belges, alors que l'échantillon date du 15 mai. Katrien Stragier, porte-parole de l’Agence belge pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) a expliqué à des médias flamands qu'une enquête pénale a été lancée début juin et que l'autorité n’a pas communiqué jusqu’à fin juillet pour respecter le secret de l’instruction.

Le lot analysé par l’Afsca provient d’une exploitation batave. 68 notifications de suivi de la part d’autorités nationales ont été publiées sur le RASFF depuis l’alerte belge. La première émanant de la France remonte au 7 août.

A partir du 22 juillet, 180 élevages sont mis à l’arrêt au pays des tulipes, soit de deux tiers de la production nationale. 300 000 poules ont déjà été abattues. 

 

Réagir à cet article

 

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus