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Obama candidat 2.0 pour un second mandat en 2012

Par Ana Lutzky - Publié le
obama campagne 2012

Alors qu’en France, les partis dévoilent leurs programmes en vue des présidentielles, un candidat se déclare aussi outre-Atlantique. Le président américain Barack Obama a officialisé lundi sa volonté de briguer un second mandat de quatre ans à la tête des Etats-Unis, pour 2012. Mais pas n’importe comment.

Loin d'une allocution solennelle ou d'une classique conférence de presse, M. Obama l’a fait savoir à l'aube par un message aux 7,28 millions d'abonnés au compte @barackobama sur Twitter, une mise à jour de son statut sur sa page Facebook (19 millions de "fans") et un courriel.

Tous mentionnaient le slogan "are you in?" ("répondez-vous présent?") et renvoyaient sur le site internet BarackObama.com qui n'avait jamais été désactivé depuis la victoire de novembre 2008. Ce site mis à jour invite à effectuer des donations et offre déjà d'acheter des objets promotionnels comme des autocollants, des T-shirts et des gobelets. Une vidéo laissant la parole aux militants a également été mise en ligne.

La campagne pour le scrutin de 2008 avait été considérée comme particulièrement innovante, s'appuyant notamment sur internet et les réseaux sociaux pour mobiliser de nombreux volontaires. Son équipe de campagne, qui sera basée dans son fief politique de Chicago (nord), va désormais  commencer à récolter des fonds.

Plus à court terme, un bras de fer sur le budget tient en haleine Barack Obama. Le Congrès, engagé depuis des semaines dans une querelle sans fin sur les finances de l’Etat pour 2011, a jusqu'à vendredi pour trouver un accord. Sans quoi une partie des services gouvernementaux devra fermer.

Les républicains, qui ont la majorité à la Chambre des représentants, ont promis d'amputer de 100 milliards le budget fédéral. Parmi les dépenses visées figurent des programmes sociaux, notamment dans le domaine de l'éducation, qui sont chers aux démocrates. Les élus du parti de Barack Obama, qui eux maîtrisent le Sénat, sont prêts à accepter 73 milliards d'économies pour l'ensemble de l'exercice (clos le 30 septembre). Pour tenter de sortir de l'impasse, Obama a convoqué hier mardi des responsables des deux partis à la Maison Blanche.

Si le Congrès parvient à un accord cette semaine sur le budget 2011, une autre bataille s'ouvrira sur le projet de budget du président pour 2012. L'issue de ce bras de fer entre les deux partis est donc déterminante, à l'approche des élections présidentielle et législatives de 2012, sachant que le déficit américain devrait atteindre environ 1.600 milliards de dollars cette année.

Côte d'Ivoire : la France intervient

Pressé par les menaces pesant sur les Français et l'incapacité militaire de l'Onu, Nicolas Sarkozy a plongé la France dans une nouvelle opération militaire en Côte d'Ivoire.

Le chef de l'Etat avait pourtant promis que l'on ne l'y prendrait plus. Lors d'un déplacement en Afrique du Sud en février 2008, il avait très clairement proclamé son intention de mettre un terme aux interventions très controversées de la France dans ses ex-colonies d'Afrique. A peine trois ans plus tard, les armes françaises ont à nouveau parlé en Côte d'Ivoire. Lundi soir, des hélicoptères tricolores ont ouvert le feu à Abidjan sur des positions du président sortant Laurent Gbagbo. En attendant l'assaut des troupes son rival Alassane Ouattara, reconnu par la communauté internationale comme le vainqueur de la présidentielle de novembre, Abidjan est en proie à une économie de guerre. Quatre personnes dont deux Français ont été enlevées lundi soir à Abidjan dans le quartier d’affaires d’Abidjan. Trois points de regroupement voient affluer les ressortissants français, dans l'attente d'une possible évacuation.

Le patron de Tata témoigne dans un scandale de corruption aux sommets

Lidnsey Owen Jones n’est pas le seul à devoir faire face à des accusations de blanchiment. En Inde, le patron du conglomérat Tata était entendu lundi comme témoin par une commission parlementaire. Cette commission est chargée d'enquêter sur un vaste scandale de corruption dans le secteur des télécommunications, qui a ébranlé jusqu'au chef du gouvernement.

Objet de la déposition : la vente présumée frauduleuse de licences de téléphonie mobile de deuxième génération à des opérateurs en 2008. Un autre magnat indien de l'industrie, le patron de Reliance Anil Ambani, devait également être entendu mardi.

Selon la police, Tata Teleservices fut l'une des victimes de cette vente opaque. L’ancien ministre des Télécommunications, A. Raja, y a privilégié d'autres opérateurs moyennant des pots-de-vin. L'ex-ministre a été formellement accusé samedi de corruption, vol et fraude après la mise au jour de pertes effectives de 6,7 milliards de dollars. Selon l'auditeur général des comptes, la vente de licences aurait spolié le Trésor de jusqu'à 40 milliards de dollars.

Tandis que ni le patron de Tata ni son groupe n'ont été mis en cause, trois cadres d'une branche du secteur télécom dirigée par Anil Ambani sont poursuivis en justice pour leur rôle présumé dans l'affaire.

Cette retentissante affaire a ébranlé jusqu'au Premier ministre, Manmohan Singh, qui a été accusé d'avoir fermé les yeux sur la corruption pour éviter de perdre un parti régional allié, celui auquel appartenait M. Raja, au sein de la coalition gouvernementale.

Des élections ont débuté lundi dans l'un des cinq Etats indiens devant voter pour un scrutin local au cours des prochains mois et selon les observateurs, les résultats donneront une indication de l'impact de ce scandale sur l'image du Premier ministre et de son parti, le parti du Congrès.

Les passe-droits semblent en tout cas avoir la dent dure dans les Télécoms indiens. Le géant britannique des Télécommunications Vodafone a ainsi demandé mardi à la cour suprême indienne que le fisc cesse de lui réclamer des pénalités de retard de paiement pour une taxe de 2,5 milliards de dollars exigée après une acquisition en 2007 (Hutchison Whampoa).

Depuis le début de cette affaire, le groupe affirme que la transaction n'est pas soumise à une taxation en Inde car elle a été effectuée à l'étranger (aux îles Caïmans) et que ce n'est pas à l'acquéreur de payer des taxes, encore moins des pénalités. Vraiment?





 


 

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