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Nutritis : un siège et deux lignes de production pour 9,2 millions

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Nutritis

Production. La société Nutritis, spécialisée dans l’extraction et la purification de sucres naturels de fruits, a inauguré mi-janvier son siège social de 150 m², situé dans le bâtiment historique du Moulin-de-Moissac, près de Montauban (Tarn-et-Garonne).

Pour Pierre Lapoujade, fondateur en 2006 et président du directoire de Nutritis SA « l’installation de notre siège social reflète notre vision d’une innovation ancrée dans son territoire au cœur d’un des bassins fruitiers les plus dynamiques du sud de la France ». La PME vient d’ailleurs de mettre au point avec l’Insa de Toulouse un procédé pour extraire des sucres à partir de fruits déclassés, et passe aujourd’hui en phase industrielle. Aidée par Novasep, spécialiste des procédés de purification, la jeune pousse a développé les lignes de production de fructose issu de fruits.

Deux lignes de production vont donc être installées pour un investissement global de 9,2 millions d’euros sur deux sites de la coopérative Grapsud, avec laquelle Nutritis s’est alliée en janvier 2010 pour assurer son développement.
 
Grapsud est l’un des leaders européens de la valorisation des produits issus du raisin, dont le siège social est basé dans le Gard. Dans le cadre de cette alliance, Grap’Sud est devenu l’actionnaire principal de Nutritis.
 
« La première unité, basée à Rieux-Minervois (Aude), entrera en production en mai et fera de l’extraction et de la concentration. La deuxième ligne, installée à Cruviers-Lascours (Gard) d’ici à l’été prochain, fera de la purification et du raffinage. Ces deux unités auront une capacité de production totale de 10 000 tonnes de sucres de fruits par an. « Et du double à terme », précise Pierre Lapoujade, fondateur de Nutritis en 2006.
 
L’effectif actuel de 9 personnes passera à une quinzaine de personnes d’ici deux ans à Moissac pour un total d’une trentaine de personnes sur l’ensemble des sites.
 
Convaincus par les produits livrés lors de la phase de pilote, plusieurs industriels de la transformation des fruits (compotes, confitures, jus), des boissons, des produits laitiers et de la biscuiterie, sont d’ores et déjà intéressés par les sucres de fruits.
 
Sur sa lancée, la PME cherche déjà à produire des sucres à partir d’autres fruits (pêches, raisin, nectarines et melon), que les jus de pommes qu’elle utilise aujourd’hui. Elle aimerait aussi évaluer précisément avec l’Inserm, l’intérêt nutritionnel de ses fructoses de fruits par rapport à des produits sucrants issus de la betterave ou de l’amidon. Et, pourquoi pas, décrocher un jour une allégation nutritionnelle ou de santé.
 
Patrick Déniel, avec Catherine Houbart
 
 

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