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C'est une très belle acquisition, mais cher payée. Le suisse Nestlé a annoncé le rachat des activités de nutrition infantile de l'américain Pfizer. À l'image des acteurs de la pharma, ce dernier abandonne ce marché au profit des géants de l'agroalimentaire. Nestlé (88 milliards d'euros de chiffre d'affaires) rachète ainsi une activité à forte croissance et à marges élevées, qui plus est particulièrement bien placée sur l'Asie (Pfizer y réalise 60% de ses 2,4 milliards de dollars de chiffre d'affaires). Or l'Asie est le moteur de ce marché. L'acquisition devrait donc servir l'objectif fixé par Paul Bulcke, le patron du groupe suisse : réaliser 45% de son chiffre d'affaires en Asie d'ici à 2020, contre 38% actuellement. Pourtant, à l'annonce de ce rachat stratégique, le titre Nestlé était orienté à la baisse. Les investisseurs ont en effet tiqué sur le prix de l'acquisition, beaucoup plus élevé que les 7 milliards d'euros anticipés. Car Nestlé a accepté de débourser 8,98 milliards d'euros. Il devrait tirer de cette opération davantage de synergies que Danone, son principal concurrent dans la nutrition infantile, qui lorgnait également le dossier Pfizer. Le groupe de Franck Riboud a fait part de sa volonté de monter au capital de son partenaire japonais Yakult, à hauteur de 28%.









