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L'Usine de l'Energie

Nucléaire : une transition énergétique à contre-courant

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Tribune Alors que Charlotte Mijeon de Sortir de Nucléaire juge, dans un entretien à L’Usine Nouvelle, que  "Le nucléaire n’est pas une solution au changement climatique"  et que l’Assemblée Nationale vient de voter la loi de transition énergétique qui, entre autres, abaisse la part du nucléaire, la Société Française de l’Energie Nucléaire (SFEN) tire le signal d'alarme par la voix de  Valérie Faudon, sa Déléguée Générale . Selon elle, l’atome est une arme pour lutter contre le réchauffement.

Nucléaire : une transition énergétique à contre-courant © DR

Le 8 octobre dernier, la Commission européenne autorisait le Royaume-Uni à utiliser un mécanisme de financement innovant pour la construction de deux réacteurs EPR sur son site de Hinkley Point. Ceci marque une étape importante pour la stratégie bas-carbone britannique, qui doit reposer à la fois sur l’énergie éolienne et le nucléaire. Déjà, en avril 2014, les climatologues du GIEC avaient publié qu’il serait nécessaire de "tripler voire quadrupler" la part des énergies bas-carbone d’ici 2050, dont les énergies renouvelables et l’énergie nucléaire. Ils reconnaissaient ainsi que cette dernière serait une partie de la solution contre le dérèglement climatique.

Au moment où la décision de la Commission ouvre de nouvelles perspectives pour le nucléaire dans l’Union européenne - le nouveau mécanisme britannique pourra être utilisé par d’autres Etats membres -, en France, l’Assemblée nationale vote la réduction de la part du nucléaire en France à l’horizon 2025. Ce vote est doublement à contre-courant.

70% d’énergies carbonées

Alors que 70 % de la consommation d’énergie française est encore à base d’énergies carbonées (pétrole et gaz), fortement émettrices de CO2, le projet de loi vise paradoxalement à limiter l’utilisation d’une énergie bas-carbone. Grâce au nucléaire, un citoyen français émet déjà deux fois moins de CO2 qu’un allemand, et trois fois moins qu’un américain. Pour atteindre ses objectifs de réduction de CO2 en 2050, la France doit miser sur son parc nucléaire et focaliser ses efforts sur les secteurs encore fortement consommateurs d’énergies carbonées (et importées), comme les transports et l’habitat/tertiaire. Ce dernier secteur constitue un véritable gisement de croissance pour les énergies renouvelables.

Au moment où la filière nucléaire organise cette semaine son premier salon commercial international au Bourget, le projet de loi envoie un signal ambigu à ceux qui constituent aujourd’hui, avec 2 500 entreprises et 220 000 salariés, la troisième filière industrielle de France. Créateurs d’emplois et de richesse, les industriels exportent annuellement 6 milliards d’euros de biens et de services. Ce grand dynamisme et le renouvellement des effectifs vont permettre aux industriels de la filière, si l’ensemble du parc nucléaire est préservé, de recruter 110 000 personnes d’ici 2020.

Alors que le projet de loi rentre en discussion au Sénat, il faut s’assurer d’une démarche pragmatique. Opposer les  énergies n’a pas de sens, surtout lorsqu’il s’agit d’énergies bas-carbone, précisément le nucléaire et les renouvelables. Le nucléaire est une énergie d’avenir, nécessaire pour réaliser la transition énergétique.

Valérie Faudon, Déléguée Générale de la Société Française d’Energie Nucléaire (SFEN)

 

 

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2 commentaires

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21/10/2014 - 18h59 -

Nos politiciens sont schizophrènes et veulent que le peuple arrête les anti-dépresseurs... Mme Royal s'est plantée en accordant ces mesures de réduction aux antinucléaires Denis Baupin et Cecile Duflot... Cette date de 2025 sera revue et déplacée à la prochaine mandature ou pire encore, cette loi sera totalement démantelée sachant qu'elle apporte pourtant des avancées comme le disait le shift project et Jean Marc Jancovici : http://www.theshiftproject.org/fr/cet-article/loi-transition-energetique-la-france-a-laveuglette Dans 10 ans , il faudra bien admettre que Zemmour avait raison sur bien des points en parlant de "suicide français", même si je ne suis pas forcément d'accord avec toutes ses positions. d'ailleurs, son livre est toujours dans le top des ventes plusieurs semaines après sa parution. il doit bien y avoir quelque chose de vrai dedans ...
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17/10/2014 - 10h31 -

D'accord avec Valérie Faudon. Malheureusement, le problème vient de ce que la position des anti-nucléaires relève de la croyance et du dogme plutôt que de considérations objectives.
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