Nucléaire belge : le redémarrage de Tihange remis en cause par des dégradations

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Centrale nucléaire de Tihange - Belgique
© Michielverbeek - Wikimedia - C.C

L'Agence fédérale de contrôle nucléaire belge signale des dégradations allant jusqu'à 30 cm sur la surface externe de l'enceinte du bâtiment réacteur n°2 de la centrale belge de Tihange.

Nouveaux problèmes dans le parc nucléaire belge. Le 30 août, l'AFCN et sa filiale Bel V ont mené une inspection spécifique sur le site nucléaire de Tihange, dans le centre du pays, suite aux constatations de dégradations plus importantes qu'initialement identifiées sur la surface externe de l'enceinte externe du bâtiment réacteur n°2.

Les dégradations sur l'enceinte extérieure avaient été constatées dès 2009 par Electrabel, filiale de GDF Suez et exploitant de la centrale, qui contrôle les enceintes tous les trois ans. Un examen de l'état sanitaire du béton avait révélé que l'enceinte de 120 cm d'épaisseur était atteinte d'une dégradation de 2 à 4 cm sur certaines zones.

Le 30 août, l'AFCN a assisté Electrabel dans sa constation des dégradations locales, et a conclu qu'elles étaient "plus importantes, pouvant atteindre à certains endroits des profondeurs de 30 cm à la surface externe de l'enceinte".

"Les constatations actuelles nécessitent que l'exploitant apporte à l'AFCN la justification que cette enceinte résistera, le cas échéant, aux sollicitations encourues suite à un accident extérieur extrême, ceci avant que l'AFCN puisse donner son accord pour un redémarrage du réacteur, qui est actuellement à l'arrêt", a indiqué l'AFCN dans un communiqué publié le 1er septembre.

"Les analyses sont encore en cours : causes initiales des dégradations plus importantes, caractérisation des bétons de réfection et des bétons de la structure saine, impacts réels sur le tenu de l'enceinte contre des sollicitations externes extrêmes", a détaillé l'AFCN.

Et d'assurer qu'"avant redémarrage du réacteur, l'exploitant devra justifier que l'intégrité structurelle de cette enceinte est assurée pour que celle-ci puisse encore résister, le cas échéant, aux sollicitations suite à un accident extrême d'origine externe".

Ce nouveau problème arrive quelques semaines après la découverte de "potentielles fissures" sur la cuve du réacteur n°3 de la centrale de Doel, dans l'extrême nord de la Belgique. Dans l'attente des résultats des analyses complémentaires fin septembre, le réacteur n'a pas été autorisé à redémarrer.

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