Novartis renonce à la fermeture d’un site en Suisse
Par Barbara Leblanc - Publié le
Le groupe pharmaceutique suisse revient sur son annonce faite en octobre dernier pour son site de Prangins. A l’époque, il comptait supprimer 2 000 emplois dans le monde dont 320 dans cette usine.
Le groupe indique le 17 janvier qu’il n’y aura pas de licenciement sur le site de Prangins et revoit à la baisse les suppressions d’emplois dans son usine de Bâle. "Après une analyse approfondie de toutes les mesures envisageables (...), le site de production de Nyon/Prangins sera préservé", affirme le groupe via un communiqué.
Afin d’assurer la pérennité du site, il a décidé de réduire les coûts fixes et va d’ailleurs bénéficier d’un allégement des impôts cantonaux sur une période limitée. Le groupe renonce par ailleurs à une partie de la hausse salariale prévue pour 2012. Les salariés travailleront 40 heures hebdomadaires. Novartis s'est par ailleurs engagé à investir dans le site, en modernisant l'usine de production et en demandant son homologation par l'Agence fédérale américaine des médicaments (FDA).
Sur le site de Bâle, le conseiller d’Etat Christoph Brutschin, cité dans le communiqué ne révèle pas le nombre d’emplois sauvegardés. Pour les salariés touchés par les licenciements, le groupe s'est engagé à trouver pour un tiers d'entre eux d'autres postes au sein du groupe. Le laboratoire compte également agrandir son siège à Bâle, qui doit accueillir d'ici 2030 environ 10 000 salariés, contre 7 000 actuellement.
Cette annonce fait suite à celle de la semaine dernière, liée à la suppression de 2 000 emplois aux Etats-Unis, pour faire face à l'expiration d'un important brevet et l'échec rencontré sur plusieurs médicaments.

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