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« Futur bébé présidentiel, donne-toi la chance de porter des changes produits en France ». Les 105 salariés de la société Novacare-Riboth à Laval-sur-Vologne (Vosges), spécialisée dans la production de changes pour bébés et de culottes à usage hygiénique, déclarée en liquidation début juin, en appellent à la Première dame de France pour sauver leur emploi.
Un dossier de reprise, qui ne maintiendrait toutefois que les deux-tiers de l’effectif a en effet été déposé et sera examiné ce mercredi 29 juin, ultime date avant la liquidation définitive. Il est porté par l’un des clients de l’entreprise, spécialistes des produits pour bébés, distributeur notamment de biberons sans bisphénol et qui se propose de reprendre les machines pour 1,4 million.
La décision attendue après-demain sera le dernier avatar de cette ancienne société familiale, contrôlée depuis 2006 par le fonds Mattlin Patterson. Novacare était confrontée, selon sa direction, « à une dégradation importante de ses conditions financières et commerciales », qui l’avait conduite, à l’automne 2009, à se déclarer en cessation de paiement devant le tribunal de commerce d’Epinal. Ce dernier qui, lors de l’audience du 12 mars 2010, avait retenu
l’offre présentée par le fabricant allemand de changes pour bébé et de serviettes hygiéniques Riboth, qui s’engageait à maintenir 100 des 146 emplois. Treize mois plus tard, elle était de nouveau placée sous protection judiciaire.
Déjà, après avoir engagé un plan de restructuration, entraînant la suppression de 190 emplois en novembre 2007, Novacare avait cédé, en octobre 2008, sa division papier à usages sanitaire et domestique (mouchoirs, essuie-tout, papier toilette) qui emploie 230 salariés, au groupe familial italien Cartiera Lucchese, qui confortait ainsi ses positions en France.
En 2009, elle avait enregistré une perte de 20 % de son chiffre d’affaires par rapport à 2008, année où il s’était établi à 84 millions d’euros. Basé près de Leiptzig, Riboth, le repreneur, qui emploie 125 salariés, et dispose d’une usine en Pologne, réalisait en 2009 un chiffre d’affaires de l’ordre de 26 millions d’euros.