Social.
Le tribunal de commerce d’Epinal a prononcé la liquidation de la société Novacare-Riboth à Laval-sur-Vologne (Vosges), qui avait été
placée en redressement judiciaire mi-avril dernier. Il a accordé un ultime délai de trois semaines, soit jusqu’à la fin de ce mois pour trouver un repreneur à cette entreprise qui emploie 105 salariés, spécialisée dans la production de changes pour bébés et de culottes à usage hygiénique.
La décision prise par les juges consulaires le 9 juin risque d’être le dernier avatar de cette ancienne société familiale, contrôlée depuis 2006 par le fonds Mattlin Patterson. Novacare était confrontée, selon sa direction, « à une dégradation importante de ses conditions financières et commerciales », qui l’avait conduite, à l’automne 2009, à se déclarer en cessation de paiement devant le tribunal de commerce d’Epinal. Ce dernier qui, lors de l’audience du 12 mars 2010, avait retenu l’offre présentée par le fabricant allemand de changes pour bébé et de serviettes hygiéniques Riboth, qui s’engageait à maintenir 100 des 146 emplois. Treize mois plus tard, elle était de nouveau placée sous protection judiciaire.
Déjà, après avoir engagé un plan de restructuration, entraînant la suppression de 190 emplois en novembre 2007, Novacare avait cédé, en octobre 2008, sa division papier à usages sanitaire et domestique (mouchoirs, essuie-tout, papier toilette) qui emploie 230 salariés, au groupe familial italien Cartiera Lucchese, qui confortait ainsi ses positions en France.
En 2009, elle avait enregistré une perte de 20 % de son chiffre d’affaires par rapport à 2008, année où il s’était établi à 84 millions d’euros. Basé près de Leiptzig, Riboth, le repreneur, qui emploie 125 salariés, et dispose d’une usine en Pologne, réalisait en 2009 un chiffre d’affaires de l’ordre de 26 millions d’euros.