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Nouveau record pour le déficit commercial en 2011

Par Barbara Leblanc - Publié le
Euros - Pièces
© Tom Raffery - Flickr - C.C.

[ACTUALISE] - L'année dernière, le déficit commercial a atteint 69,59 milliards d'euros exactement. Une information révélée par le secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur avant même la publication des chiffres ce 7 février au matin par les Douanes.

Selon les chiffres publiés par les Douanes, le mois de décembre a montré une légère amélioration par rapport au reste de l'année 2011. En effet, le déficit commercial ressort à 4,99 milliards en décembre 2011, après 5,35 milliards en décembre 2010.

Dans un entretien accordé au Figaro ce 7 février, Pierre Lellouche confie que le déficit commercial a encore battu un record en 2011, largement au dessus de celui enregistré en 2008, à 56,2 milliards d’euros.

Reste que selon lui, le bilan est moins mauvais qu’anticipé. En effet mi janvier il estimé que le déficit pourrait atteindre quelque 75 milliards d’euros. Il précise que les importations ont représenté en 2011 une hausse de 11% à 498,39 milliards d’euros. "Dans le même temps, plus de 117 000 entreprises ont vendu leurs produits à l'étranger, un chiffre stable par rapport à 2010", assure-t-il. Les Douanes estiment "que la vive progression des importations s'explique notamment par le renchérissement du cours des matières premières, qui contribue à un net alourdissement de la facture énergétique".

90 000 emplois

Les exportations ont progressé de 8,6% à 428,80 milliards d’euros, permettant la création selon lui de 90 000 emplois sur l’année. Elles ont moins augmenté que celles de l’Allemagne notamment. "Nous pouvons être satisfaits de la bonne marche de certains secteurs: l'agroalimentaire connaît un excédent historique de 11,4 milliards. L'aéronautique dégage aussi un excédent de 17,7 milliards, grâce à la vente de 534 Airbus", souligne le secrétaire d’Etat.

Les Douanes précisent qu'"après la vive reprise de 2010, les échanges ralentissent en 2011. Ils restent néanmoins dynamiques, de sorte qu'ils dépassent leur niveau d'avant crise. Les exportations bénéficient de la bonne tenue des ventes agroalimentaires et de celles liées à l'industrie du luxe".

Pierre Lellouche reconnaît néanmoins que la France est encore "trop peu présente sur les marchés émergents notamment vers les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud)". Il évalue à 7% les exportations en direction de ces pays sur le total des exportations françaises.

Il assure aussi que les grands contrats restent une des forces de la France, estimant que l'implication du président de la République est essentielle. Pierre Lellouche reconnaît enfin que le coût du travail est un frein à la compétitivité en France. "L'enjeu, c'est de se remettre à produire en France. Les réformes de structures sont primordiales", explique-t-il.

Au total, la part du marché mondial capté par la France est passée de 6,2% en 1990 à 3,6% en 2011.

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