Nouveau coup dur pour la Sofedit
Par Anne Léveillé - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3199Refroidi par le ralentissement de l'activité automobile européenne, le géant allemand de l'acier Thyssenkrupp a décidé de se séparer de sa division déficitaire Metal Forming. Spécialisée dans les éléments de châssis, cette filiale n'était plus compétitive depuis quelques années. Plusieurs candidats seraient en lice pour la racheter (dont des Chinois), mais ses 5 500 employés se retrouvent dans l'expectative. Parmi eux, les 2 000 salariés français de la société d'emboutissage Sofedit, basée au Thiel (Orne). Bien que le groupe ait annoncé que son objectif était de « trouver un repreneur capable de poursuivre le développement de l'activité », la nouvelle inquiète les salariés. Depuis trois ans, cette entreprise a fait l'objet d'une profonde restructuration. Pour gagner en compétitivité et réduire ses surcapacités, deux de ses usines ont été fermées, deux autres ont été vendues et plus de 1 000 salariés ont été licenciés. Dans le contexte actuel, il est à craindre qu'une revente soit à nouveau synonyme de plan social.











