Trois questions à Emmanuel Soetaert, président de la filiale française du norvégien Statkraft.
N’est-ce pas un pari risqué de venir concurrencer EdF sur son propre territoire?
Venir en France est un pari à la hauteur de l’enjeu. En tant que premier producteur d’énergies renouvelables en Europe, nous sommes aussi un acteur majeur. Même si, en taille absolue, nous n’avons pas celle de certains « éléphants ». Nous ne sommes pas effrayés. Après 115 ans d’opérations en hydroélectricité, nous connaissons notre métier et avons la taille critique.
Statkraft concourra-t-il en nom propre ou au sein d’un consortium?
Nous souhaiterions plutôt venir en nom propre. Toutefois, dans ce type d’opérations, les discussions de partenariat restent ouvertes longtemps et nous n’avons pas d’idées arrêtées. Plus généralement, nous savons qu’il y aura des regroupements pour répondre à cet appel d’offres français, mais il est difficile d’en percevoir les contours pour l’instant.
Quelles conditions d’attribution prévoyez-vous?
Nous en avons eu un aperçu en 2008. Il faudra assurer une grande efficacité énergétique de l’ensemble de la concession et garantir des critères environnementaux stricts. Il ne faudra pas oublier la question de la reprise du personnel sur place. Mais la réponse est évidente, nous avons besoin de compétences pour faire fonctionner les barrages.









