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« NOUS AVONS LE SAVOIR-FAIRE ET LA TECHNOLOGIE »

Par PROPOS RECUEILLIS PAR OLIVIER COGNASSE - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3262
« Nous voulons aboutir à un mode de fonctionnement plus réactif et plus resserré, afin de répondre aux nouvelles attentes des collectivités locales. »
« Nous voulons aboutir à un mode de fonctionnement plus réactif et plus resserré, afin de répondre aux nouvelles attentes des collectivités locales. »
© YANN PIRIOU ; D.R.

Jérôme Gallot, le directeur général de Veolia Transdev, mène actuellement un audit de sa présence à l'international. Objectif : se renforcer sur ses marchés historiques et accélérer en Asie.

Comment se déroule la fusion entre Veolia Transport et Transdev réalisée en mars ?

Nous avançons ! Nous sommes une entreprise unifiée depuis début août au niveau juridique et depuis le 15 septembre pour le management. Ne venant d'aucune des deux entreprises, mon arrivée a débloqué certaines choses non tranchées.

La réunion de deux équipes amène certains doublons. Avez-vous arrêter vos choix ?

Le contexte économique a évolué, il est difficile et le secteur est très concurrentiel. Les autorités de transport ont des moyens de plus en plus limités. Rares sont les appels d'offres où nous ne sommes pas trois ou quatre. Nous sommes actuellement dans la mise en place de programmes de synergie d'ici à la fin de l'année. Nous voulons aboutir à un mode de fonctionnement plus réactif et plus resserré, afin de pouvoir répondre aux nouvelles attentes des collectivités locales.

Le PDG de Veolia Environnement, Antoine Frérot, a annoncé la réduction de votre présence à l'international. Quelles sont les conséquences pour Veolia Transdev ?

Nous avons lancé en juin un plan stratégique à moyen terme, qui va bientôt recevoir l'assentiment des actionnaires. La réponse devrait intervenir avant la fin de l'année. Ce plan s'inscrit tout à fait dans les orientations de Veolia Environnement.

Quelles sont les principales orientations de ce plan ?

Tout d'abord, nous devons nous poser la question de savoir s'il faut partir ou se renforcer dans les pays où nous n'atteignons pas la masse critique. Nous procédons à une étude approfondie de chacune de nos implantations. Le deuxième principe est de renforcer les pays coeurs (la France, les Pays-Bas, les États-Unis et l'Allemagne), où nous avons une présence historique. En Allemagne, nous sommes numéro deux dans le ferroviaire derrière la Deutsche Bahn. Nous sommes actuellement présents sur cinq ou six appels d'offres. Ensuite, nous voulons nous développer là où nous avons une valeur ajoutée technologique, au bénéfice de nos clients, comme par exemple dans le transport à la demande. Enfin, nous allons mener une stratégie opportuniste dans des zones à fort développement. La priorité est notre joint-venture avec la RATP en Asie. Nous sommes notamment en discussion approfondie avec les autorités indiennes pour un projet de métro à Hyderabad.

Comment expliquer le succès des opérateurs français à l'international ?

Nous sommes trois gros opérateurs et avons joué un rôle moteur dans le développement des transports publics. Nous avons l'antériorité et la technologie. Il faut capitaliser sur notre expertise de délégation de service public.

Le soutien du gouvernement français est-il prépondérant ?

L'influence de l'État est surtout vraie en ingénierie. Mais je n'ai pas l'intention de me passer du soutien des ambassades et des missions économiques !

Envisagez-vous de vous intéresser à la grande vitesse, malgré l'échec du projet avec Air France ?

La grande vitesse n'est pas prévue dans nos perspectives de développement à moyen terme. Mais nous lançons Thello avec Trenitalia, le premier opérateur privé en France. Le 11 décembre, le premier train Paris-Milan-Venise circulera.

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