"Nos usines françaises ont perdu en compétitivité à cause des charges sociales"

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Jacques Aschenbroich - PDG Valeo - Mondial Auto 2012
© D.R. - Valeo

  Parmi les nouveaux modèles automobiles présentés, la compétitivité s'est invité au Mondial Auto 2012, à Paris. Les constructeurs français ont renouvelé leurs inquiétudes sur fond de fermetures et de ventes en baisse. Chez les équipementiers, une certaine tension se fait aussi sentir, comme en témoigne Jacques Aschenbroich, directeur général de Valéo, dans un entretien accordé à L'Usine Nouvelle.

C’est quoi pour vous être compétitif ?
En tant qu’équipementier de rang 1, nous sommes moins sujets que les constructeurs aux problèmes des surcapacités, car ce qui nous intéresse c’est le volume de la production automobile mondiale (qui est en hausse de 5 à 6 % cette année alors qu’il diminue de 6 à 7 % en Europe). En revanche, quand vous êtes équipementier, les constructeurs vous demandent de baisser vos prix tous les ans.

Cela vous oblige à sans cesse gagner en efficacité. Cela signifie bien sûr de déployer des projets d’amélioration dans les usines, mais le premier impératif, c’est d’avoir un effectif adapté au volume de production.

La question du coût du travail est donc une de vos préoccupations ?
Forcément, car entre 2002 et 2012, nos usines françaises ont perdu entre 10 et 15 % de compétitivité par rapport à l’Allemagne à cause des charges sociales.

Avoir des dizaines d’usines partout dans le monde, est-ce plutôt un atout ou un fardeau ?
Si nous pouvions repartir de zéro, nous aurions moins d’usines en Europe, assurément ! Mais aujourd’hui nos usines font partie de notre histoire et nous devons faire au mieux avec cette histoire. En revanche, nous faisons attention à ce qu’aucune usine non rentable ne devienne un trop lourd handicap.

Il y a des usines françaises qui perdent de l’argent ?
Il y en a, mais attention il n’y en a pas qu’en France : à l’étranger aussi. Dans chacun de ces sites en difficulté, nous travaillons dur pour renouer avec la profitabilité.

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4 réactions

jdfcar | 02/10/2012 - 13H26

Il vaut mieux entendre des âneries de la part de ce Monsieur de chez Valeo, que d’être sourd !

La manière de travailler et de collaborer entre les constructeurs allemands et leurs équipementiers n’a rien à voir avec la « foire au mépris » qui est de mise entre nos constructeurs en France et leurs équipementiers ! Certains comportements et agissements récurrents de la part des constructeurs nationaux envers leurs équipementiers donnent souvent la nausée lors de certaines tractations !

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jdfcar | 02/10/2012 - 13H14

Que ce Monsieur de chez Valeo arrête de nous prendre pour des imbéciles avec sa litanie « les changes sociales source de tous les maux ». Ce n’est pas du tout l’opinion des gens de chez Toyota en France et Angleterre ou les usines Toyota tournent à 100%.

Qu’il parle plutôt du manque d’innovation de la part de beaucoup de constructeurs européens, qui sont en train de payer leur incurie, paresse et manque de vision.

Nous avons l’exemple de Citroën qu’avec la sortie de la DS3, qui est un produit attrayant, tire son épingle du jeu et connaît un beau succès en France et en Europe.

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Forces Françaises de l'Industrie | 02/10/2012 - 11H20

Pour redonner de la compétitivité à l’industrie française : nous n’avons pas le choix il faut supprimer (ou fortement réduire) les charges salariales et patronales sur les bas salaires (car ce sont eux qui sont le plus exposés à la délocalisation et au non renouvellement de marché), et ce dans les entreprises industrielles en concurrence avec les pays LOWCOST (la Chine, l’Inde,…), comme par exemple toute l’industrie de la sous-traitance industrielle (Plasturgistes, Décolleteurs, Découpeurs, Outilleurs,…) + les équipementiers et constructeurs automobiles ! (donc SURTOUT PAS dans la restauration, le service à la personne, la grande distribution,… puisque ces secteurs ne sont pas en concurrence avec les pays lowcosts) . Et compenser cette perte de Taxes dans l’industrie pour l’Etat en taxant tous les produits fabriqués en Chine . Exemple TVA à 45% pour tous les produits fabriqués en Chine (comme ce que fait actuellement les USA avec les PNEUMATIQUES AUTOMOBILES fabriqués en Chine !). Il faut faire payer le coût du social (notamment le coût du chômage) , pas aux entreprises qui font l’effort de produire en France mais aux responsables c'est-à-dire les entreprises chinoises qui par leur concurrence déloyale ont récupéré des productions et dans certains cas ont même récupéré le savoir-français gratuitement ! Sans parler de tout ce savoir-faire « copier » sans impunité par la Chine et sans parler des contre-façons !

- En plus des taxes , concernant la concurrence déloyale, il faut interdire l’importation de produits qui ne sont pas fabriqués dans les même conditions (Environnementales , sociales, salariales,…. ) que l’on impose au entreprises qui font l’effort de produire en France !

- Concernant la Hausse actuelle des carburants : il ne faut pas reculer pour mieux sauter ! il faut que l’Etat laisse flamber les prix de l’essence et en parallèle l’Etat propose une prime de 2000 € pour tout achat de véhicule qui consomme moins de 3 litres/100 km et véhicule fabriqué obligatoirement en EUROPE (seront concernés PSA et RENAULT : twingo, 308, 107,…!!) !!! cela relancera l’industrie AUTOMOBILE Européenne pour laquelle beaucoup d’équipementiers et de sous-traitants français travaillent ! et en plus ça permet de réduire les taux d’émissions de Carbone , ce qui est un bon point coté ECOLOGIE !

- Concernant l’industrie alimentaire : il faut imposer l’origine des produits sur les étiquettes (principaux comme secondaires) , et imposer un petit drapeau sur le devant du produit (drapeau du pays dont ptoviennent les ingrédients composants le produit), pour informer le consommateur de l’origine du produit et créer des AOC ! ce qui relancera la production alimentaire en France sans la moindre aide financière de l’ETAT (et donc du contribuable français) !

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Mapaulo | 02/10/2012 - 11H09

Je rejoins les déclarations du CEO de Valéo, alors avec un taux de charges sociales patronales rabaissé à 33% (sans transfert de TVA,ni changement de salaire des employés)serait-il prêt à jouer le jeu du ré-emploi en France et à hauteur de combien de chômeurs en moins?

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