Nicolas Sarkozy veut continuer à investir dans le spatial
Par Barbara Leblanc - Publié le
A l’occasion des 50 ans du Cnes ce 22 novembre, le président de la République a fait part de sa volonté de donner un nouvel élan à la politique spatiale de la France.
"Alors que la crise fait peser de lourdes contraintes sur nos finances publiques, la solution de facilité aurait été de réduire nos investissements. C'eut été sacrifier le futur", explique Nicolas Sarkozy à Toulouse pour fêter les 50 ans du Centre national d’études spatiales (Cnes).
Selon lui, l’espace est une priorité, parce qu’il n’y a pas de souveraineté française en ignorant un tel enjeu. Le président rappelle que la filière spatiale représente une part importante de l’économie, "son budget est d'ailleurs passé de 1,4 à 1,6 milliard d’euros entre 2007 et 2012".
Au total, le secteur du spatial a reçu une enveloppe d’un demi milliard d’euros sur les 35 milliards d’euros du grand emprunt pour les investissements d’avenir. "La France possède la première industrie spatiale en Europe, ce serait folie que de ne pas donner à cette filière les moyens de se développer, assure Nicolas Sarkozy. Un euro investi dans l'espace créé près de 20 euros pour le reste de l'économie, nous devons faire le choix de l'innovation".
Intérêt stratégique
Durant son discours, le président de la République souligne que le rôle d’un chef d’Etat est de protéger les intérêts stratégiques d’un pays sur le long terme, que ça soit dans le spatial ou le nucléaire. L’occasion pour le chef de l’Etat de revenir sur la thématique du nucléaire en France, quelques jours après les imbroglios entre le parti socialiste et Europe Ecologie Les Verts sur l’avenir du nucléaire en France.
"J'ai la tristesse d'entendre de plus en plus de discours remettant en cause l'idée même du progrès, y compris dans des domaines jusqu'à présent incontestés de notre pays, qui faisaient l'objet d'un consensus politique entre la gauche et la droite, explique le président. C'est un sujet grave car il implique la remise en cause d'un secteur industriel tout entier, ainsi que des centaines de milliers d'emplois".
Casse et défausse pour le PS
Nicolas Sarkozy n’a fait aucune référence à l’information divulguée le 21 novembre, selon laquelle le groupe Areva pourrait supprimer quelque 1 000 emplois en France. Du côté du parti socialiste, les réactions ont été vives à l’encontre du groupe, mais aussi du chef de l’Etat.
Pour le "nouveau monsieur Industrie" de l’équipe de François Hollande, Alain Rousset, et le porte-parole du candidat socialiste, Bernard Cazeneuve, la politique de Nicolas Sarkozy dans le nucléaire est une stratégie de casse et de défausse. "Le bilan de Nicolas Sarkozy pour les salariés d'Areva, c'est" notamment "le démantèlement de ce grand groupe intégré, créé par la gauche en 2000. La vente de la filiale Transmission et Distribution d'Areva, qui représentait 45% de son chiffre d'affaire, a privé l'entreprise des moyens de son développement", précisent-ils.
1 réaction
Alain66 | 22/11/2011 - 22H34
Areva c'est déjà du passé :les énergies renouvelables créent déjà plus d’emploi que la moitié du secteur automobile allemand . La Belgique, l'Allemagne, l'Autriche , l'Italie et bien d'autres quittent le nucléaire parce qu'à long terme ça coûtera une fortune à nos descendants tout le monde le sait ,le nucléaire est une fausse solution beaucoup trop risquée . On peut déjà parier sur la disparition d'Areva au moment fatidique où il faudra démanteler les centrales : Qui paiera l'ardoise pharamineuse, pas les actionnaires et dirigeants actuels ,pas Lauvergeon! Le nucléaire sera un gouffre financier pour des centaines de générations, Qui paiera le gardiennage et le reconditionnement périodique des déchets sur 100 000 ans minimum !) ? Gardons précieusement les noms des responsables d’Areva et de quelques gros actionnaires pour que nos enfants puissent mettre des noms sur ces milliers d’années à devoir reconditionner ces déchets. Pour l’instant tapez «Tomsk » et « déchets nucléaires » sur google image , 90% des déchets sont à ciel ouvert sur un parking

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