Nicolas Sarkozy : "Jamais la France n'a fait un tel effort d'investissement"
Par Rémy Maucourt - Publié le
articles liés
L'aéronautique, l'un des premiers élus du grand emprunt Portrait du grand emprunt à l'heure du premier bilan de Nicolas Sarkozy[ACTUALISE] - Lors d'une conférence de presse sur le thème des investissements d'avenir, le président de la République a fait le point ce lundi matin sur l'attribution des fonds du grand emprunt. Deux enveloppes importantes : quelque 20 milliards d'euros engagés pour des projets en 2011, et un milliard pour le nucléaire du futur.
"D'ici à la fin de l'année, sur les 35 milliards d'euros, c'est une vingtaine de milliards d'euros qui auront été engagés pour des projets précis." Nicolas Sarkozy s'est félicité aujourd'hui de l'avancement du programme d'investissement lancé en 2009. "Ce sont près de 1 500 projets qui ont été déposés. Jamais il n'y a eu une telle émulation en France" a t'il précisé. Les dossiers ont été durement sélectionnés, car selon le président de la République "rien n'aurait été pire qu'un saupoudrage inefficace".
Sur les 35 milliards d’euros des investissements d’avenir, 13 ont déjà été injectés dans des projets. Au total, près de 1 700 entreprises en ont bénéficié. Premier servi, le secteur aéronautique a déjà bénéficié de la quasi-totalité de l’enveloppe de 1,5 milliard d’euros. Moins avancé, le secteur automobile n’a pour l’instant bénéficié que de 35 millions d’euros sur les 750 millions prévus, la plupart des appels à projets n’étant pas terminés. 82 millions d’euros ont servis à financer les premières études pour Ariane 6. Dans la recherche, six instituts de recherche technologiques (IRT) et deux instituts d’excellence dans les énergies décarbonnées (IEED), qui associent industriels et recherche privée, ont été déjà sélectionnées et devraient bénéficier de 3 milliards d’euros.
santé et nucléaire au programme
Les deux principales réorientations du grand emprunt, annoncées par le chef de l'Etat, concernent le nucléaire et la santé. "Nous allons consacrer un milliard d'euros au programme nucléaire du futur, notamment 4e génération" a ainsi déclaré Nicolas Sarkozy. "Et nous allons également dégager des moyens importants du grand emprunt pour renforcer la recherche dans le domaine de la sûreté nucléaire". La France investira aussi "1,35 milliard" dans "les énergies renouvelables" et "les procédés de production décarbonée".
Outre le nucléaire, Nicolas Sarkozy a réclamé au gouvernement "des propositions" pour créer un Institut hospitalo-universitaire (IHU) sur le cancer, alors qu'aucun des six IHU sélectionnés jusqu'à présent ne sera spécialisé dans ce domaine. Et il a demandé que soient également primés des projets "pédagogiques" et de "formation". Nicolas Sarkozy espère que les 35 milliards d'euros investis permettront à l'économie française de bénéficier de "60 à 65 milliards grâce au cofinancements des entreprises et des collectivités locales". Le chef d'Etat s'est félicité : "jamais dans son histoire, la France n'a fait un tel effort au profit de l'investissement".
Le Grand emprunt, un element de la campagne présidentielle
Au-delà du bilan du grand emprunt, le président a surtout profité de la conférence de presse pour lancer sa campagne pour 2012 sur son terrain de prédilection : l’économie et la politique industrielle. "Dire qu’on ne pense pas à l’année prochaine, personne n’y croirait", a reconnu le président. Le chef d’Etat s’est employé à défendre son bilan, face à une crise économique "sans précédent" et "dont la gravité est sous-analysée". "Nous sommes passés pas loin de la catastrophe", a affirmé Nicolas Sarkozy, avançant même que des raisons existaient de voir un tel enchainement se reproduire.
Le président en a aussi profité pour tacler le programme socialiste ("Je ne veux pas être désagréable mais l’analyse a été rapide") et distiller l’un de ses futurs thèmes de campagne. "La question se pose pour les années à venir de savoir comment faire participer les exportations au financement de notre protection sociale. Cela pourrait occuper une partie du débat en 2012", a-t-il affirmé.
Critique, le porte-parole du PS Benoît Hamon a rappelé que le grand emprunt prévoyait certes 20 milliards d'euros pour l'enseignement supérieur et la recherche, mais que dans le même temps, la France aujourd'hui "consacre 2% de son PIB à l'effort de recherche alors que les standards" sont de "3%" chez les voisins européens. "L'année dernière, le CNRS a vu ses crédits réduits de 10%", a-t-il souligné.
Quant aux investissements d'avenir, "ça ne parviendra même pas à compenser la réduction des financements pérennes", a-t-il estimé. Il a aussi rappelé que pour les universités, seuls étaient utilisables les intérêts des 8 milliards d'euros placés et non les 8 milliards eux-mêmes.
Solène Davesne, Ana Lutzky , Rémy Maucourt
2 réactions
zelectron | 28/06/2011 - 12H13
@David
comment voulez vous qu'il sache ce que sont les PME/PMI/TPE ? C'est un avocat défroqué pas un ingénieur et encore moins un docteur es-science ....
david | 28/06/2011 - 10H55
Bravo quel programme pour la survie des pme et tpe ah si augmentations des prlevements obligtoires perte de rentabilité difficulter avec les banques

dans la même rubrique
27/05/2012 Un mastère à l’international nuclear academy27/05/2012 Le papetier qui veut protéger les forêts
27/05/2012 Production












