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Nicolas Sarkozy :« Investir dans les usines, pas dans les paradis fiscaux »

Par Sylvie Andreau - Publié le
eurocopter usine
© DR

  Nicolas Sarkozy a choisi Eurocopter pour prononcer son discours conclusif des Etats Généraux de l’industrie. Avant de présenter les 23 mesures destinées à revitaliser l’industrie, il a auparavant visité les ateliers de l’entreprise de Marignane. Ambiance.

La porte coulissante de l’atelier de montage du Super Puma s’ouvre enfin sur Nicolas Sarkozy. Les techniciens d’Eurocopter en poste sur la dizaine d’appareils en fabrication s’interrompent. Leurs collègues rassemblés dans un espace délimité, près de la sortie, n’ont plus longtemps à attendre. Après un quart d’heure de visite et un petit débat improvisé avec quelques délégués syndicaux, le président s’arrête au beau milieu du groupe de salariés choisis pour l'occasion. Le rapide échange avec les représentants du personnel a confirmé que le climat social est au beau fixe sur le site de Marignane qui emploie 7000 salariés. Une des raisons pour laquelle il a été retenu pour accueillir un discours de clôture des états généraux de l’industrie très attendu.

Avant de rejoindre la salle où ont été conviées par la préfecture près de 5000 personnes (2000 environ d’entre elles étaient présentes), Nicolas Sarkozy rode son discours dans l’atelier Super Puma. « Depuis 2000, la désindustrialisation s’est accélérée en France », commence le président, qui met en cause le passage aux 35 heures qui « a détruit l'appareil industriel  français ». Il balaye ensuite quelques uns des grands thèmes qu’il a retenu de ces états généraux.

Face à un auditoire de jeunes techniciens, il propose de redynamiser un capitalisme d’entrepreneurs, justifiant au passage la mise en place du bouclier fiscal en 2007. « Je préfère que les Français investissent dans des usines plutôt que dans des paradis fiscaux ». Il développe ensuite l’idée de la création d’un livret-épargne industrie, nouveau véhicule pour financer l’industrie. A ce sujet, Christine Lagarde sera chargée d’ouvrir le chantier d’un nouveau cadre fiscal d’ici l’été. Avec conviction, il confie aux ouvriers sa position sur le rôle de l’Etat actionnaire. « Je ne vois pas pourquoi on m’en voudrait d’avoir une politique industrielle. Ce qui me fait honte, c’est qu’on s’en soit passé  jusque là », assène le président de la République. Dans le collimateur de Nicolas Sarkozy, Renault dont un tiers des effectifs seulement est en France quand PSA en garde les deux tiers sur le territoire. « Je me demande ce qu’ont fait jusqu’à présent les représentants de l’Etat qui siègent au conseil d’administration ?», critique-t-il.

Enfin, difficile pour le supporter du PSG, en terres marseillaises, de ne pas revenir sur la large défaite du club parisien face au club phocéen lors de la dernière journée de championnat. Et de s’excuser auprès des supporters de l’OM interdits de Parc de Prince. Applaudissements polis dans une assemblée décidément peu encline à s'enflammer, même quand on lui parle football. Mais déjà, le président, entouré de Christine Lagarde, de Christian Estrosi, de ses plus proches conseillers, et de plusieurs membres du comité national des EGI (Jean-François Dehecq, Laurence Parisot, etc.) poursuit sa route. Un bref salut aux quelques pilotes qui l’attendent à l’extérieur devant leur appareil et le président s’engouffre dans la salle pour une heure de discours.

Discours Conclusion EGI

 

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1 réaction

COLIN | 04/03/2010 - 17H35

Manque pas d'air Nicolas Sarkozy, c'est le premier à laisser notre industrie de défense "foutre le camp".
Par exemple le Groupe SNPE 100 % Etat est en train d'être démantelé et véritablement bradé au mépris des risques pour des centaines d'emplois. Et d'une lourde ardoise qui restera à la charge du contribuable.
Voir site 91essonne pour les détails d'une affaire scandaleuse.

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