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Nicolas Sarkozy confirme la poursuite de l’exploitation de Fessenheim

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Centrale Fessenheim
© D.R.

A l’occasion d’une visite sur le site de la centrale située dans le Haut-Rhin, ce 9 février, le président de la République a rassuré les employés du site, avant même son discours sur la politique générale nucléaire.

"Elle marche, ça créée du boulot, on en a besoin. Pourquoi ils veulent fermer Fessenheim ? C’est de la politicaillerie. C’est de la folie. On en a besoin. On ne fermera pas Fessenheim". Par ces quelques mots, le président de la République vient mettre un terme aux rumeurs en vigueur depuis plusieurs mois et taclé indirectement le candidat à l'élection présidentielle pour le parti socialiste François Hollande.

La plus ancienne centrale du parc nucléaire français avait vu sa fermeture être écartée déjà par l’Autorité de sûreté nucléaire en juillet dernier.  L’ASN avait en effet précisé que le réacteur numéro 1 était apte à fonctionner dix années supplémentaires, "à condition de respecter un certain nombre de prescriptions". L’autorité recommande notamment de renforcer le radier, la dalle de béton sur laquelle a été construit le réacteur, avant le 30 juin 2013. Autant de travaux réalisables à un "coût largement absorbable" selon elle. EDF a expliqué en janvier qu'il allait réaliser les travaux demandés.

Mais les antinucléaires européens dénoncent l’âge de la centrale mise en service en 1977, à l’origine pour un fonctionnement prévu d’une durée de 40 ans. Les partisans de sa fermeture immédiate dénoncent des incidents dus à la "vétusté" de la centrale, ainsi que les risques sismiques et d'inondation. Ces critiques ont pris une nouvelle dimension après Fukushima.

"Erreur magistrale"

La fermeture de Fessenheim serait une "erreur magistrale", sont les premiers mots de Nicolas Sarkozy sur la tribune. "En ces journées de froid extrpême,  vous produisez l’électricité dont on a besoin pour nous chauffer et pour produire. Vous produisez de l’électricité de façon sûre et à bas coût", ajoute-il en s'adressant aux 700 salariés d'EDF et 200 sous-traitants employés sur le site lors de son discours officiel.

   Nicolas Sarkozy - "A Fessenheim, l’autorisation pour que le réacteur 1 puisse tourner dix ans de plus a été délivrée il y a 6 mois. 600 millions d’euros ont été  investis pour améliorer la sécurité de votre centrale. Et 15 millions d'euros ont été investis pour le renforcement du radier pour intégrer les nouvelles normes anti-séisme avant le 30 juin 2013."

En une pic envers le candidat PS François Hollande qui s'engage à fermer le site situé dans Haut-Rhin, le président de la République renchérit : "Vouloir fermer Fessenheim c’est un scandale car c’est sacrifier votre emploi pour des arrières pensées politiciennes". Pour lui, la France a toujours placé le niveau de sureté au premier rang du développement du nucléaire, avec la garantie de l'Autorité de sûreté du nucléaire "transparente et indépendante".

   Nicolas Sarkozy - "La sûreté est au cœur de votre travail. Elle relève d’un organisme de contrôle indépendant et transparent, l’ASN. C’est une autorité administrative indépendante. Les résultats de ces contrôles sont publics. Elle peut arrêter à tout moment un réacteur. Elle réalise 700 inspections dans les installations nucléaires françaises".

"Il faudrait 2500 éoliennes en Alsace pour remplacer la centrale de Fessenheim", continue le président. Il précise tout de même qu’il ne fait pas le choix du tout nucléaire mais celui de garder l'importance de l'atome dans le mix énergique. Une importance qu’il considère "comme la garante du pouvoir d'achat et de la compétitivité des entreprises". Finalement, pour lui, il faut continuer à investir dans le nucléaire mais aussi dans les énergies renouvelables et les solutions d'économies d’énergie.

Morgane Remy, avec l'aide de Barbara Leblanc


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