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Nicolas Sarkozy annonce le prolongement du TGV Rhin-Rhône

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LGV Rhin-Rhône
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Fin du suspense ! Les élus d'Alsace, Franche-Comté et Bourgogne peuvent être soulagés. Nicolas Sarkozy a annoncé, jeudi 8 septembre, le début des travaux pour le prolongement de la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône entre Belfort et Mulhouse pour 2014 au plus tard.

A l'occasion de l'inauguration d'un premier  tronçon de 140 kilomètres entre Villers-les-Pots (Côte-d'Or) et Petit-Croix (territoire de Belfort), le président de la République a indiqué qu'un « protocole d'intentions doit être signé avant la fin de l'année » entre les financeurs.

A partir du 11 décembre, la ligne du TGV Rhin-Rhône, qui aura coûté 2,3 milliards d'euros, mettra Dijon à deux heures de Strasbourg, contre 3 heures 40 aujourd'hui. C'est la première construite entre deux régions françaises sans passer par Paris. Elle permettra aussi de relier l'Allemagne et la Suisse directement au sud de la France.

Dans la nouvelle gare de Belfort-Montbéliard, le chef de l'Etat s'est engagé à apporter une aide de 150 millions d'euros pour "le train du futur". Cette aide est destinée à Railenium, un groupement des principaux acteurs du ferroviaire en France qui va bénéficier ainsi des investissements d'avenir (ex-Grand emprunt).

La sécurité, critère d'une concurrence loyale

Pour aider la filière ferroviaire française, qui emploie 20 000 personnes, à se restructurer, un fonds de modernisation des entreprises du secteur sur le modèle de celui constitué dans l'automobile il y a deux ans sera créé avec l'aide du Fonds stratégique d'investissement (FSI).

"Nous allons travailler, État, entreprises et réseaux, pour que cette filière ferroviaire continue de gagner des parts de marché, a expliqué Nicolas Sarkozy. L'État ne peut pas se désintéresser de l'avenir de filières qui ne réussiront pas si elles ne bénéficient pas d'une aide puissante de l'État pour innover."

À l'heure où le TGV français est confronté à l'export à la montée en puissance de rivaux étrangers, le chef de l'État a insisté, en outre, sur la prise en compte de la sécurité comme critère d'une concurrence loyale.

Pour le président  de la République, la sécurité est un critère de concurrence loyale au même titre que les normes sociales ou les politiques monétaires. Les Chinois apprécieront…

Olivier Cognasse, envoyé spécial à Belfort

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