Niches fiscales, le flou est de mise
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Dans une interview à L’Est républicain, le Premier ministre a confirmé vouloir s’attaquer aux niches fiscales. Sans préciser les contours de ce « coup de rabot ». Le crédit impôt recherche sera préservé.
Depuis quelques mois, les niches fiscales apparaissent dans le débat économique. L’an passé Christine Lagarde, la ministre de l'Economie, avait lancé un ballon d’essai en proclamant vouloir en supprimer. Jeudi, c’est le Premier ministre qui remet le sujet dans l’actualité à l’occasion d’une interview accordée à l’Est républicain. Dans cette interview, le Premier ministre a assuré vouloir mettre un « coup de rabot » de 10% à ces fameuses niches, des exonérations d’impôts qui représentent un manque à gagner de 70 à 75 milliards d’euros selon Bercy, un peu plus pour la Cour des comptes.
Ce rabotage des niches devrait rapporter 5 milliards d’euros sur deux ans au gouvernement. Reste que François Fillon est resté très flou sur les modalités d’application de ces coupes et les niches concernées parmi les 500 recensées (dont l’absence d’impôt sur la revente de cheval de courses, la Tipp des Taxis, l’absence d’imposition sur les bénéfices en Corse…un inventaire à la Prévert). La seule certitude à ce jour est la « sanctuarisation » durant trois ans du crédit impôt recherche, comme l’avait déclaré Valérie Pécresse lors de la remise des prix des Jeunes entreprises innovantes organisée par L’Usine Nouvelle, ainsi que les « niches sociales, car « il ne faut pas alourdir le coût du travail », a expliqué François Fillon, les incitations sur les cotisations patronales, seront donc censément épargnées.

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