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« Ni le président de la République, ni le PDG de Renault ne tiennent leurs promesses » (CGT)

Par Barbara Leblanc - Publié le
Renault sandouville laguna
© Renault

Le site de Sandouville va à nouveau faire l’objet de journées de chômage partiel en 2011. Une situation qui inquiète fortement les salariés de l’usine, dont Nicolas Guermonprez, secrétaire général CGT à Sandouville.

Quelle va être la situation de l’usine en 2011 ?

L’usine va encore être affectée par 70 jours de chômage partiel sur la chaîne de l’Espace et 61 jours pour celle de la Laguna. Autant de journées qui ne seront pas payées pour les salariés à compter du 31 décembre, car les indemnités de chômage partiel ne sont pas renouvelées après cette date. Sans compter qu’on ne sait pas ce que vont devenir les 816 salariés en sureffectifs (dont 266 déjà en déplacement). La direction justifie cette situation par la nécessité de faire des travaux sur les lignes pour l’arrivée du véhicule utilitaire dans deux ans. Mais ça fait beaucoup !

Pensez-vous que l’arrivée du véhicule utilitaire pourrait changer la donne ?

Il n’y a pas de honte à produire le véhicule utilitaire. Mais ce n’est pas suffisant. Certes, il y a une chute des ventes dans les véhicules haut de gamme. Mais Patrick Pelata a annoncé que l’Espace et la Laguna seraient produits ailleurs. Et le groupe ne se gêne pas pour aller produire une voiture haut de gamme en Corée sous la marque Samsung, cette même voiture qui sera voiture officielle au Festival de Cannes. Sans compter que toutes ces mesures viennent à l’encontre de la promesse de Nicolas Sarkozy, qui le 6 octobre 2008, avait expliqué que l’utilitaire viendrait compléter la gamme de véhicules haut de gamme et non pas la remplacer. Ni le président de la République, ni le PDG ne tiennent leurs promesses et ce sont les salariés qui vont encore payer et subir des situations délicates.

Qu’entendez-vous faire ?

Nous allons nous réunir avec toutes les unités de la CGT pour décider des actions à mener. Mais disons que cela fait deux ans que la situation demeure avec des pertes de salaires conséquentes et on veut stopper ce mouvement. Nous avons déjà discuté avec tous les interlocuteurs possibles, nous avons frappés à toutes les portes, mais on nous a pris de haut. C’est aux donneurs d’ordre de prendre leurs responsabilités et de nous donner du travail.

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