Le 16 octobre, le tribunal de commerce de Rouen a prononcé la liquidation de la raffinerie normande mais a accordé un délai jusqu’au 5 novembre pour trouver un repreneur.
Le pétrolier NetOil, basé à Dubaï, n'a pas dit son dernier mot dans le dossier Petroplus Petit-Couronne. Son offre de reprise du site de Haute-Normandie a été éconduite par le tribunal de commerce de Rouen le 16 octobre dernier.
Pour autant, il vient d'annoncer dans un communiqué conjoint avec l'intersyndicale de la raffinerie sa décision de "déposer un nouveau dossier" de reprise avant la date limite du 5 novembre.
"Cela donnera le temps de répondre aux interrogations du tribunal et d'obtenir les réponses des différentes administrations", est-il précisé dans ce texte communiqué à l'AFP ce 18 octobre.
"L'intersyndicale du site, s'étant toujours positionnée sur une cession industrielle du site, soutient la proposition de NetOil", précise le communiqué cosigné par Dominique Paret, représentant NetOil en France, et l'intersyndicale CGT-CFE/CGC-CFDT.
Lors de l'énoncé de la liquidation de la raffinerie, le tribunal de commerce de Rouen avait estimé que NetOil n'avait pas démontré ses capacités financières.
Le communiqué commun rassure sur ce point : "Le groupe NetOil fera venir à la barre le jour de l'audience le partenaire signataire du contrat de façonnage ainsi que les partenaires coréens qui financeront la modernisation de la raffinerie", assurent le groupe et l'intersyndicale dans leur communiqué commun.
"Rien ne doit faire obstacle à un avenir industriel du site et à la sauvegarde de plus de 2.000 familles. Nous demandons aux pouvoirs publics qui déclarent vouloir notre sauvetage, de faire le nécessaire pour faire aboutir ce projet", souligne le texte.











