NE PAS CASSER LE MARCHÉ
Par S. B. - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3258Avec le durcissement des barèmes de bonus-malus écologique, le gouvernement use d'un habile stratagème pour renflouer les caisses et satisfaire l'opinion publique sensible à l'écologie, sans pour autant casser la filière automobile. Habile car, alors que les petites citadines font un carton pendant la crise, c'est le milieu de gamme qui relance l'activité lors de la reprise. Or les nouvelles dispositions prévoient justement une zone neutre pour ce segment de voitures émettant entre 105 et 140 g de CO2 aux 100 km. Cela devrait éviter de casser la dynamique des ventes. Sous prétexte qu'ils sont produits hors de France, les petits véhicules urbains, moins polluants, recevront un bonus moindre. Les grosses cylindrées qui rejettent jusqu'à 230 g de CO2 aux 100 km accuseront, quant à elles, jusqu'à 1 000 euros de malus. Un changement qui ne devrait pas représenter un obstacle à l'achat étant donné le prix de certaines options sur ces véhicules...











