Naturex vogue "de plus en plus loin" sur le naturel
Par Catherine Moal - Publié le
Le leader mondial des ingrédients naturels de spécialité d’origine végétale affiche une forme insolente grâce à une croissance de son chiffre d’affaires de 14,1% au 1er semestre, à 127,9 millions d’euros. Sans oublier le bond de son résultat net de 28 %, à 9,7 millions d’euros. Et ce n'est pas prêt de s'arrêter grâce à un développement envisagé dans les pays émergents.
Le consommateur veut des produits de plus en plus naturels ! Que ce soit dans l’agroalimentaire, les boissons, la nutraceutique, la pharmacie ou la cosmétique... Une tendance à laquelle répondent les groupes internationaux lors du lancement de nouveaux produits, et pour lesquels ils font appel à des fournisseurs comme le français Naturex, basé à Avignon, dans le Vaucluse.
Fort de ces dernières performances financières, Jacques Dikansky, fondateur et PDG de Naturex (226,3 millions d’euros en 2010, 1000 salariés et 11 sites de production répartis dans le monde), entend poursuivre sa croissance organique. Même s’il reconnait sentir un "petit tassement des projets nouveaux sur le second semestre, notamment sur les marchés mâtures, Europe et Etats-Unis".
A l’inverse sur les marchés émergents, les opportunités se multiplient. "Notre développement y est beaucoup plus rapide. Depuis deux ou trois ans, c’est l’explosion aussi bien en Chine, en Inde ou au Brésil", explique-t-il. Car le consommateur des pays émergents, qui a les moyens, passe directement aux produits naturels.
Les groupes internationaux déjà présents sur ces marchés veulent les mêmes fournisseurs qu’en Europe ou aux Etats-Unis. "Et, pour pénétrer les grands groupes locaux, qui veulent aussi aller vers ce type de produits comme leurs concurrents, nous renforçons nos bureaux commerciaux en propre."
Deux à TROIS acquisitions d’ici à fin 2011
D’ici à la fin 2011, deux ou trois acquisitions devraient être annoncées, y compris sur ces zones, représentant un chiffre d’affaires additionnel d’environ 50 millions d’euros. Il devrait en être de même en 2012. "C’est une façon pour nous d’éviter les droits de douane, très lourds dans certains de ces pays, mais aussi de mieux répondre au souhait de nos clients d’être présent industriellement. Ce qui est toujours un plus."
Des ambitions dont le groupe a désormais les moyens. Fin juillet, la société SGD, l’actionnaire de référence de Naturex SA, avait annoncé l'entrée de Finasucre dans son capital à hauteur de 25,8 % (il devrait monter à 58,15 % dans les semaines à venir). Une opération dont se félicite Jacques Dikansky : "C’est un partenaire sur le long terme, pour 15 à 20 ans. Surtout, cette opération, qui nous a apporté une cinquantaine de millions d’euros, donne les moyens d'accompagner Naturex dans ses développements futurs".
Cette évolution avait été précédée de la sortie de la société Edmond de Rothschild Investment Partners (Edrip) du capital de SGD et de la transformation de SGD en société en commandite par actions, dont Jacques Dikansky est le gérant et le commandité.
La fiche Naturex à Montfavet
avec
TOUT SAVOIR SUR...
Ses investissements, ses actualités, ses dirigeants, sa production...

dans la même rubrique
27/05/2012 Un mastère à l’international nuclear academy27/05/2012 Le papetier qui veut protéger les forêts
27/05/2012 Production












