Nature et découverte

Par  - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3304
Machine volante de Léonard de Vinci

1505, à Piombino, en Italie, Léonard de Vinci observe l'anatomie et le vol des oiseaux. Il remplit des carnets de dessins d'ailes mécaniques et imagine de drôles de machines capables de transporter les hommes dans les airs. Comme ce vaisseau volant doté de deux grandes ailes à l'armature en roseau et recouvertes de tissu, qui prend directement modèle sur la chauve-souris et préfigure ce que l'on a appelé depuis le biomimétisme industriel.

L'exposition "Léonard de Vinci : projets, dessins, machines", qui vient d'ouvrir à la Cité des sciences et de l'industrie, à Paris, et qui se tiendra jusqu'au mois d'août 2013, remet en évidence, s'il en était encore besoin, le talent d'ingénieur et d'inventeur du maître de la Renaissance.

L'exposition est construite autour d'une impressionnante collection de maquettes de machines fabriquées en 1952, cinq cents ans après la naissance de Léonard de Vinci, à partir de ses croquis. "Bien que la subtilité humaine produise des inventions variées qui, par des moyens différents, concourent à une fin identique, elle n'en découvrira jamais de plus belle, de plus simple et de plus directe que celles de la Nature, où il n'y a aucune lacune", écrit-il.

La libellule et la chauve-souris lui permettent ainsi de comparer les mérites des vols battu et plané. Les samares de frêne qui virevoltent dans les airs en se décrochant des arbres le mettent sur la piste du parachute et d'une machine volante à aile rotative qui annonce... l'hélicoptère.

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