Directrice du Centre d’immunologie Pierre Fabre - 48 ans

Elle n’est pas arrivée par hasard à la direction du centre d’immunologie Pierre Fabre à Saint-Julien-en-Genevois (Haute Savoie) : 15 brevets, 75 publications, et surtout quatre molécules amenées du stade de la recherche à celui des essais cliniques sur l’homme.
Nathalie Corvaïa a grimpé tous les échelons du centre après son recrutement en 1995 comme chercheuse, forte d’une thèse en biologie cellulaire et de trois années au sein du laboratoire Novartis. Aujourd’hui, son expertise scientifique est reconnue.
Tout en jouant un rôle central dans la chasse aux partenaires industriels, elle a ainsi mis au point le premier agent de biothérapie du groupe (un traitement ciblé contre le cancer) avant de le licencier en 2004 au géant américain Merck. En 2009, après avoir identifié un nouvel anticorps à l’activité antitumorale, c’est encore elle qui mène les négociations pour choisir, parmi une quinzaine de groupes pharmaceutiques, son futur partenaire.
Plutôt que de parler d'elle, Nathalie Corvaïa préfère parler de son équipe et de ce qui la soude : aider à mettre sur le marché des molécules pour sauver des vies. Ce sont pourtant ses propres choix scientifiques qui ont conduit à la spécialisation du centre d’immunologie sur la découverte de nouveaux anticorps thérapeutiques, et même la bioproduction d’anticorps monoclonaux pour des essais cliniques.
Sa tactique pour réussir dans un monde masculin ?
"Il ne faut pas essayer de faire semblant de quoi que ce soit : il faut être soi-même, et être professionnellement bon."









