Investissement. Une plate-forme de recherche et de développement, qui pourrait être baptisée « Technocéan », sera construite à Bouguenais, en périphérie de Nantes (Loire-Atlantique), tout près d'
Airbus et du centre de recherche et développement Technocampus EMC2 dont elle est inspirée.
Elle sera axée sur la construction navale et les énergies marines renouvelables (EMR) dont les éoliennes offshore et les hydroliennes.
Ce centre devra permettre à des industriels tels que
DCNS,
STX,
Alstom, ou ACB, de mener avec des chercheurs, notamment de l'Ecole centrale de Nantes, des travaux sur le comportement des structures métalliques à la mer, le traitement et la protection des surfaces au contact des fluides, les matériaux métalliques et composites pour les applications maritimes, etc.
Cet équipement doit réunir 300 chercheurs et techniciens ; une moitié au moins venant de DCNS qui est à l'origine du projet.
Le groupe naval aimerait réunir sur place son
Centre d'étude des structures et matériaux navals (Cesman), fort de 60 personnes et travaillant sur le développement des matériaux sur le site d'Indret, mais aussi l'équipe de Sirehna, filiale de DCNS depuis 2008, ainsi que des ingénieurs et techniciens provenant d'autres sites.
Selon son président, Jacques Auxiette, la région des
Pays de la Loire, financera une « part majeure » du coût immobilier de cette opération, estimée à 34 millions d'euros. Comme pour le Tecnhocampus EMC2, elle en assurera la maîtrise d'ouvrage.
Ce nouvel équipement peut constituer une brique du projet d'Institut de recherche technologique (IRT) Jules Verne, présenté dans le cadre l'appel à projet sur les investissements d'avenir. Mais selon Jacques Auxiette, elle sera réalisée que l'IRT soit retenu ou pas.