Nanoparticules et explosion
Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3172La forte réactivité des nanoparticules, liée à un rapport surface / volume très important, peut modifier les seuils d'explosivité ou d'inflammabilité de la matière finement divisée. Le programme Nanoris, mené par l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris), a révélé que les risques sont très variables selon la nature des nanoparticules. Le noir de carbone (surface spécifique de 9 m2/g à 1 000 m2/g) et les nanotubes de carbone (autour de 200 m2/g) ont de faibles caractéristiques d'explosivité. En revanche, les nanoparticules d'aluminium pourraient exploser de manière très violente, plus violemment même que l'hydrogène. Plus les nanotubes et les poudres d'aluminium sont nanostructurés, plus le risque augmente. L'Ineris souligne par ailleurs les limites des méthodes de test normalisées : l'agglomération des nanoparticules peut conduire à sous-estimer les paramètres de sécurité











