Nano 2012 en piste à Crolles
Par Aurélie Barbaux - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3185A mi-parcours, le programme de recherche-développement industriel en nanoélectronique de la région grenobloise, mené par STMicroelectronics et le CEA-Leti, gagne un nouveau partenaire.
Bonne nouvelle ! L'éditeur américain Mentor Graphics, spécialisé dans les outils de conception électronique, vient d'annoncer qu'il rejoignait le programme de R et D Nano 2012, mené par STMicroelectronics et le laboratoire isérois CEA-Leti de Grenoble. Après des négociations avec les services de l'Etat français, qui finance ce vaste programme de recherche-développement industriel à hauteur d'environ 500 millions d'euros sur cinq ans, sous forme de subvention directe et via le programme européen Eureka Catrene (200 millions d'euros), l'américain va dédier 29 personnes à l'équipe de recherche rassemblée à Crolles, sur le site industriel de STMicroelectronics, dont 21 seront embauchées en CDI pour l'occasion.
Plus de 100 chercheurs et ingénieurs
Elles viendront rejoindre une équipe de près de 80 chercheurs, constituée d'ingénieurs et docteurs du CEA-Leti, de STMicroelectronics et de ST-Ericsson, mais aussi d'IBM (20 personnes) et du néerlandais ASML (20 personnes), les deux autres grands partenaires industriels du projet. Leur objectif ? Développer, d'ici à 2012, de nouvelles générations de technologies semi-conducteurs en 32 et 22 nanomètres, les plus petites tailles de gravure lithographique de circuits électroniques envisagées à ce jour. Ce projet grenoblois s'inscrit dans le cadre d'une alliance plus large autour d'IBM, l'Isda (International Semiconductor Development Alliance), qui vise à développer les technologies génériques, alors que Nano 2012 se focalisera sur les technologies des puces dites CMOS et basse consommation.
Avec l'arrivée de Mentor Gra-phics, ce sont donc plus de 100 chercheurs et ingénieurs qui vont continuer les développements pour que, comme prévu, le site STMicroelectronics de Crolles soit en mesure de sortir les premières puces CMOS gravées à 22 nanomètres d'ici à la fin 2012. Ce qui devrait lui permettre de garder sa position de cinquième mondial dans le domaine du semi-conduc-teur et de préserver les emplois, voire de les augmenter. Le pro-jet devrait en effet déboucher sur 660 emplois supplémentaires sur le bassin.

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