Directrice générale d’ec Mat - 50 ans - Nominée pour le trophée Femme Entrepreneurs

C’est au pied du mur qu’on reconnaît le maçon. La patronne d’une entreprise de coffrages pour le BTP aussi. Si Nadine Ferri est entrée en 1997 dans la PME lyonnaise familiale avec l’objectif de la diriger à terme, elle doit assurer une relève précipitée lorsque son père tombe malade en 2002.
Dix ans, un incendie, deux contrôles fiscaux, une chute de foudre et une récession mondiale plus tard, elle ne s’est pas contentée de gérer l’héritage paternel : "Le chiffre d’affaires a été multiplié par cinq et le bénéfice par trois. Nous étions 15 salariés, nous sommes aujourd’hui 40", énumère-t-elle.
Durement touchée par la crise en 2009 et en 2010, elle a retroussé ses manches et a vu le retour des bénéfices en 2011, ainsi qu’une bonne note de la Banque de France, sa fierté. Quand elle évoque les tracas accumulés, Nadine Ferri relativise : "Un bon sens de l’humour, ça aide à tenir."
Le fait d’avoir une vie en dehors du travail aussi: "J’arrive à 8h30 et je pars à 18 heures tous les jours. Je tiens à m’occuper de ma fille."
Femme dans un milieu macho, elle regrette de ne pouvoir féminiser davantage ses équipes, manque de profils oblige. "J’avais embauché une grutière, mais elle a préféré partir", regrette-t-elle. Avant d’ajouter qu’elle n’aurait aucun problème à avoir un homme pour assistant.
La remarque la plus macho qu'elle ait entendue ?
"Souvent, quand un prospect me voit passer, il me demande de le conduire à mon patron et de lui apporter un café."









