MSC conforte avec le "Divina" la place de Marseille sur l'industrie de la croisière

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Le bateau de croisière MSC Divina
Le bateau de croisière MSC Divina
© MSC Crociere

L’armateur italien MSC Crociere a baptisé le 26 mai son nouveau navire construit à Saint-Nazaire, le MSC Divina, fruit d'un investissement de 550 millions d'euros.

Construit par STX à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), le MSC Divina a été baptisé par l'actrice italienne Sophia Loren le 26 mai à Marseille (Bouches-du-Rhône). Troisième bateau de la série "Fantasia" de navires de croisières d'une capacité de plus de 4 300 passagers (Fantasia en 2008, Splendida en 2010, Divina en 2012 et Preziosa en 2013), ce nouveau fleuron de la flotte de l'armateur italien a nécessité un investissement de 550 millions d'euros, résultat de 2,7 millions d'heures de travail pour la construction et 800 000 heures pour les finitions. Il mesure 333 mètres de long, pèse 140 000 tonnes et peut héberger à son bord 4 345 passagers.

"A l'achèvement de ce programme d'investissement de 2,2 milliards d'euros, nous aurons accru notre capacité de 800 %" explique le PDG de MSC Crociere, PierFrancesco Vago, sans inquiétude pour l'attractivité de la croisière, même dans une conjoncture économique délicate.

Leader en Méditerranée, MSC transportera au total cette année 1,4 million de passagers. "L'Europe tire la croissance de notre industrie, mais le marché peut s'étendre encore. En 2015, 25 millions de personnes effectueront une croisière et 30 millions en 2020" ajoute le directeur général de MSC Crociere, Domenico Pellegrino. A nouveau en progression en 2011, "la France devient progressivement un pays de croisiéristes" se félicite Erminio Eschena, directeur général de MSC France et Benelux.

Marseille - sur laquelle peu d'observateurs misaient quand elle s'est lancée sur cette activité - en tire profit. En 2011, le port a vu débarquer 810 000 croisiéristes grâce à 380 escales de 36 compagnies différentes alors qu'il en recensait moins de 20 000 il y a vingt ans. En 2012, il frôlera le million et le dépassera sans doute en 2013. "MSC en représentera plus du quart" assure Jacques Truau, le président du Club de la Croisière Marseille-Provence, qui porte cette ambition, au nom de la ville de Marseille, de la CCI Marseille Provence et du Grand Port Maritime de Marseille (GPMM) et d'une quarantaine d'acteurs institutionnels et professionnels du tourisme et du maritime.

Les retombées économiques sur le territoire de cet essor sont estimées à 110 millions d'euros. L'organisation du 27 au 29 novembre 2012 du "SeaTrade Med", salon international de la croisière, renforcera encore son positionnement, d'autant plus que Marseille complètera la filière vers 2014-2015 par l'aménagement, sur le plus vaste des bassins de radoub (465 mètres de long sur 85 mètres de large) des installations portuaires marseillaises, d'une plate-forme dédiée à la réparation de paquebots et porte-conteneurs géants. "Nous investissons sur le long terme et pas pour faire des coups. Depuis 2000, plus de 40 millions d'euros ont été investis par le port sur la croisière" insiste Jean-Claude Terrier, le directeur du GPMM.

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