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Motorola tranche à nouveau dans le vif

Le 15 janvier 2009 par Rédaction L'Usine Nouvelle
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Le groupe va supprimer 4 000 postes supplémentaires dans sa division mobile, une activité en perte dont la scission a dû être reportée en octobre.

Avis de tempête sur les équipementiers télécoms nord-américains. Après le canadien Nortel, qui a demandé hier la protection de la loi américaine et canadienne sur les faillites, l'américain Motorola vient d'annoncer qu'il entend intensifier les coupes dans ses effectifs. Le constructeur, qui a déjà annoncé 3 000 suppressions d'emplois fin octobre - et le report à une date non précisée de la scission de sa division mobile -, prévoit de supprimer 4 000 autres postes prochainement. L'objectif : « réduire encore la structure de coûts » et améliorer la performance financière.

Motorola anticipe un chiffre d'affaires se situant entre 7 et 7,2 milliards de dollars au quatrième trimestre (les résultats seront publiés dans deux semaines), en légère baisse par rapport au trimestre précédent (7,5 milliards). Avec les suppressions d'effectifs, il espère réaliser 700 millions de dollars d'économies en 2009. S'ajoutent à cela d'autres initiatives de réduction des coûts - dont le gel des salaires et une baisse de la rémunération des dirigeants - qui devraient lui permettre d'économiser au total 1,5 milliards de dollars en 2009.

Essentiellement dans la téléphonie mobile

La nouvelle charrette concerne, comme celle d'octobre, essentiellement la division mobile de l'équipementier, laquelle doit perdre environ 3 000 postes (les 1 000 autres suppressions de postes étant réparties entre le siège et les autres divisions). Les pertes de la branche mobile, déficitaire depuis début 2007, ont atteint 650 millions d'euros au troisième trimestre. Pour la période en cours, Motorola estime que cette entité devrait livrer environ 19 millions de terminaux, ses ventes ayant été « négativement impactées par une demande des consommateurs toujours faible » et par une volonté de ses distributeurs de réduire leurs inventaires. Les analystes tablaient eux sur la vente d'au moins 22 millions de terminaux selon Reuters.

Rennes cherche toujours des pistes

Pour les 650 salariés français du groupe (répartis sur trois sites : à Rennes, Paris-Saclay et Toulouse), cela ne devrait rien arranger. La fermeture du site rennais de Motorola, annoncée au comité d'entreprise le 12 décembre, est toujours programmée et « suit son cours » selon une porte-parole de l'entreprise, qui confirme que le groupe est toujours à la recherche de « pistes potentielles ». Avis aux repreneurs : des salariés de ce centre de recherche - racheté en septembre 2005 au groupe japonais Mitsubishi Electric - ont monté un site internet pour séduire de possibles acquéreurs, vidéos humoristiques à l'appui.

Christophe Dutheil

A lire aussi :

A Rennes, Motorola pourrait fermer
Nortel en faillite

Pour en savoir plus :

R&D Center Looking For A Takeover

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