En tournée dans les pays européens touchés par l'arrêt d'usines d'ArcelorMittal, le ministre du Redressement productif essaie de fédérer derrière lui des actions communes pour contrer la politique industrielle du groupe.
En déplacement à Luxembourg, siège du groupe sidérurgique ArcelorMittal, Arnaud Montebourg a rencontré le 16 juillet son homologue luxembourgeois, Etienne Schneider.
"Je cherche à construire une réaction des Etats face à la puissance d'un groupe comme ArcelorMittal", a déclaré le ministre français à son arrivée au ministère luxembourgeois de l¹Economie.
Le ministre du Redressement productif a tenté de convaincre le Luxembourg d'engager des "actions communes" pour contrer la politique industrielle du groupe sidérurgique, qui multiplie la fermeture de hauts-fourneaux en Europe.
"Ces discussions, pour l'instant, ne sont pas publiques, mais elles pourraient avoir quelques débouchés d¹actions communes", a-t-il indiqué.
"Il est important d¹avoir des contacts directs avec mes homologues ministres de l'Industrie dans toute l¹Europe, concernés par les implantations d¹ArcelorMittal", a déclaré Arnaud Montebourg, soulignant que "les Etats européens doivent maîtriser les aciers qui sont des produits de base pour le reste de leurs industries".
ArcelorMittal a mis à l'arrêt, à titre temporaire, plusieurs sites industriels en Europe, expliquant que la demande d'acier en Europe n'avait pas retrouvé ses niveaux d'avant la crise de 2008 : les hauts-fourneaux de Florange en Lorraine sont à l'arrêt depuis l'automne 2011.
Ailleurs en Europe, ArcelorMittal a décidé récemment la fermeture définitive de hauts-fourneaux à Liège (Belgique) et à Madrid. Au Luxembourg, les hauts-fourneaux de Schifflange sont également à l'arrêt pour une durée indéterminée et la production du site de Rodange a été mise au ralenti.









