A quelques heures de sa rencontre avec Philippe Varin, le président du directoire de PSA, le ministre du Redressement productif a dessiné les grandes lignes de ses mesures pour soutenir la filière automobile.
Le plan d'aide à la filière automobile passera par un "soutien massif" aux véhicules "innovants et propres", a annoncé le 18 juillet au matin le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg.
"On n'a rien sans rien (...) les aides publiques ne seront pas données sans contreparties", a déclaré Arnaud Montebourg sur France Inter. Il a "écarté" l'idée d'une nouvelle prime à la casse mais dit "réfléchir à une bonne mesure qui permette d'imaginer que les Français puissent accéder à la voiture moins chère".
"Nous sommes très tentés d'accentuer les mesures liées au bonus-malus écologique", a-t-il ajouté. "Il y a un avantage des constructeurs qui se sont portés vers l'hybride et l'électrique. Nous souhaitons pousser cet avantage". Le plan d'aide à la filière automobile doit être dévoilé le 25 juillet.
Le gouvernement a un "vrai problème" avec la stratégie de PSA
Interrogé sur un autre sujet chaud, le vaste plan social de PSA Peugeot Citroën annoncé le 12 juillet, Arnaud Montebourg n'a pas mâché ses mots. "Nous avons un vrai problème sur la stratégie de Peugeot, l'alliance avec General Motors, le comportement de l'actionnaire", a déclaré le ministre à la radio.
"Où va PSA ? Où veulent-ils nous emmener ? Je vous rappelle qu'il y a trois ans en 2009, 1 700 salariés à Rennes ont déjà perdu leur emploi. Si c'est pour recommencer dans trois ans, nous dirons non", a prévenu M. Montebourg.
Arnaud Montebourg doit recevoir Philippe Varin, le patron du groupe PSA, dans quelques heures à Bercy.
Contre la fermeture de Rio Tinto à St Jean de Maurienne
Sur le dossier Rio Tinto, du nom de ce groupe minier anglo-canadien qui souhaite fermer son usine de Savoie, le ministre a déclaré qu'il "n'acceptait pas cette éventualité", l'usine étant toujours rentable selon lui.
"Nous allons entrer en discussion avec eux d'une façon qui va être assez ferme", a-t-il ajouté sur France Inter. Avant l'accession au pouvoir du président François Hollande, Arnaud Montebourg avait déclaré en mars qu'il était contre cette fermeture.









