Montebourg enjoint le Stif à reprendre le marché de centre d'appel remporté par le Maroc

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Arnaud Montebourg
© D.R. - Ministère du Redressement productif

Le chef de l'Etat a fait de la relocalisation des activités des services publics en France une de ses priorités.

La polémique continue d'enfler après les révélations sur l'attribution d'un marché de centre d'appels téléphoniques de la Région Île-de-France au Maroc.

Déjà échaudé par cette histoire en fin de semaine dernière, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a réaffirmé mardi 32 juillet que le Syndicat des transports d'Île-de-France (Stif) allait revoir l'attribution du marché de son centre d'appel.

[Le président de la République] "m'a demandé instamment de téléphoner au président du Stif (Jean-Paul Huchon, NDLR) pour que celui-ci reprenne ce marché et je crois pouvoir vous dire que celui-ci, qui s'est exprimé de façon tout à fait nette, reprendra ce marché", a déclaré M. Montebourg devant l'Assemblée nationale, après que le Président François Hollande a appelé les responsables publics à "faire prévaloir" autant qu'il est possible "le travail en France".

"Tous les décideurs publics doivent instaurer dans la commande publique des règles favorisant l'emploi sur le territoire national. Si nous nous y mettons tous nous avons des chances de réussir. C'est donc le sens de nos interventions respectives", a-t-il ajouté.

Le Stif, l'autorité en charge des transports d'Ile-de-France, a décidé il y a quelques mois de délocaliser un service d'assistance téléphonique au Maroc. Une décision qui fait tâche alors que le gouvernement tente de relocaliser les centres d'appels en France. Jean-Paul Huchon envisage désormais de "reconsidérer" ce plan. Mais la société B2S, qui a gagné l'appel d’offres, pourrait alors l'attaquer pour violation du code des marchés publics.

Selon M. Montebourg, la décision du Stif menace deux centres d'appel en France, à Fontenay-le-Comte en Vendée et à Saint-Avold en Moselle. Le société Webhelp qui détient ce marché jusqu'au 1er février 2014, a menacé de "faire un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE)" si la décision du Stif était confirmée.

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