Mondial de l’automobile : la priorité c’est le consommateur, pas le salarié !

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Stand Chevrolet - Mondial Auto 2012
© D.R. - Chevrolet

Avec 1,2 million de visiteurs, le Mondial de l'Automobile de Paris a perdu de son aura. Mais le plus inquiétant n'est pas là : au fil des années, ce salon est devenu la plus grande concession de France, ciblant le grand public plutôt que les professionnels. Un symbole de la vision économique de nos dirigeants.

Le Mondial de l’automobile vient de fermer ses portes. Et finalement, comme tous les deux ans, son succès est jugé à l’aune de sa fréquentation, de la mobilisation du grand public autour de cet événement. Et l’on jugera de la bonne santé du secteur en analysant pourquoi 1,2 million de personnes (seulement) ont fait le déplacement. Et le commissaire général se gargarisera malgré tout de ce bon résultat en répétant sur toutes les antennes que le Mondial de Paris est le premier salon automobile du monde…

C’est finalement assez décevant. Prendre le nombre de visiteurs pour juger du succès d’un tel événement est, quelque part, symbolique de ce que la France juge bonne pour elle. L’important, c’est ne pas "faire du business" mais d’attirer le plus grand nombre possible de personnes autour des stands. Il semble plus important, aux yeux des organisateurs, d’avoir une foule d’inconnus (éventuellement prêts à acheter un des modèles exposés plus tard) que de participer à la finalisation de contrats entre les grands acteurs du secteur. Preuve que ce point ne les intéresse pas du tout : mis à part Valeo, aucun équipementier n’avait un stand digne de ce nom dans les allées du mondial. Par comparaison, ils sont tous présents ou presque au salon de Francfort (qui se tient tous les deux ans en alternance avec Paris) où ils représentent près d’un tiers des exposants.

Ce que ce vide démontre, c’est que notre préférence nationale va au consommateur plutôt qu’au producteur. Finalement, lorsque nos dirigeants regardent leurs concitoyens, ils y voient d’abord un acheteur plus qu’un salarié. Cette vision peut sembler anecdotique… Elle influe pourtant très clairement sur les politiques économiques et fiscales que développe l’exécutif français. La meilleure preuve en est sa volonté de taxer plus fortement les plus-values de cession qui a fait se lever une fronde dans la communauté des entrepreneurs…

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2 réactions

Mapaulo | 15/10/2012 - 12H26

Analyse pertinente de Thibaut, bien entendu le sujet reste vaste, mais certainement que le Gerpisa va s'emparer de l'occasion de nous faire un peu d'infotainement à la Jullien histoire de brouiller les cartes.

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noshe | 15/10/2012 - 09H54

je n'ai absolument rien compris où veut en venir l'auteur.
Il semble dire que les français se trompent en considérant le nombre de visiteur, la fréquentation du salon comme le critère majeur alors que les allemands eux préfèrent opter sur le nombre d'exposants pour valoriser leur salon.
Pourtant à ce que je sache, dans l'organisation d'une exposition, le critère numéro 1 pour les exposants c'est le taux de fréquentation, le nombre de visite par jour pour jusitifier la cherté de la location des lots.

Il aurait été sympa que l'auteur nous donne une réponse argumentée plutot que son point du vue non éclairé sur le fait que les allemands ont raison "pis c'est tout" comme dirait Phlippe Lucas.

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