Claude Cham, le président de la fédération des industries de l’équipement automobile (FIEV), a dressé le bilan de l’année lors d’une conférence donnée vendredi 28 septembre au Mondial de l'Automobile. Après une année 2012 difficile pour le marché automobile européen, le président de la fédération a donné sa vision de l’avenir et proposé des solutions pour relancer la compétitivité, parmi lesquelles la flexibilisation du travail.
Face à une baisse de 0,3% de la croissance européenne, conséquence du ralentissement de l’activité mondiale, le président de la fédération a proposé des solutions pour relancer la compétitivité du secteur automobile français. "Dans un marché où la concurrence est exacerbée, la France doit défendre sa place avec âpreté. Le caractère de différenciation ne doit pas être seulement le prix", a insisté le président de la FIEV Claude Cham.
Selon lui, la clé de la relance doit combiner trois critères, à commencer par la qualité. "Même si nos véhicules ont fait d’énormes progrès, la qualité perçue par les consommateurs reste en décalage avec la qualité réelle". Regagner la confiance des consommateurs donc, mais aussi travailler sur l’image de marque et le coût de production. "Entre 2000 et 2010, nous avions entre 10 et 12 points d’écart de prix de revient par rapport à l’Allemagne. Aujourd’hui, nous sommes revenus au niveau de l’Allemagne. Il nous faut retrouver une marge de compétitivité".
Permettre aux industriels de s’adapter
Banque de l’industrie pour régler les problèmes de trésorerie, plus de flexibilité de l’emploi, solidarité nationale, plusieurs solutions sont envisagées par la FIEV pour relancer la compétitivité de la France. "Je suis favorable à la flexibilisation de l’emploi pour permettre aux industries de s’adapter à la conjoncture", a déclaré Claude Cham après avoir posé le bilan de l’année 2012.
Une situation pas alarmante mais sérieuse, selon lui. Au premier semestre 2011, la production française a baissé de 11%, soit 2 millions de véhicules légers produits, et la tendance devrait se confirmer sur le deuxième semestre.









