Mobilisation

Le 10 décembre 2008 par Rédaction L'Usine Nouvelle
LaurentGuez-dir-redaction

Des millions de Français ont des revenus stables, rien ne les oblige à se serrer la ceinture.

A trois semaines de la clôture des comptes, les dirigeants d'entreprise se font des frayeurs. Dans beaucoup de secteurs, en particulier la grande consommation, l'année ne se présente pourtant pas si mal. Les industriels redoutent qu'elle soit gâchée par les ventes des derniers jours. Un grand cabinet, en principe plus qualifié pour auditer les bilans que pour prédire Noël, n'annonce-t-il pas que les Français dépenseront 5% de moins cette année pour leurs repas de fêtes, leurs cadeaux et leurs sorties ?

Avec un total de 527 euros, contre 555 en 2007, l'écart paraît mince. Mais si ce chiffrage de mauvais augure se confirmait, l'addition serait salée. Consommer moins à Noël, c'est prendre une responsabilité. Celle de participer -sans le savoir, sans le vouloir- à la baisse de la production et à la hausse du chômage. La casse peut être évitée : des millions de Français ont des revenus stables, rien ne les oblige à se serrer la ceinture et à étrangler du même coup leur propre économie. Les salaires modestes le sont toujours (hélas), mais n'ont pas chuté. Idem pour les grosses rémunérations, amputées tout au plus du bonus de fin d'année.

Le risque existe de voir la liste des courses de Noël fondre comme neige au soleil. Mais c'est surtout parce que les Français sont inquiets. Et l'anxiété n'est pas facile à traiter. Encore 26 milliards d'euros en France, peut-être 700 milliards de dollars au bas mot outre- Atlantique... Partout dans le monde, les plans de relance, si justifiés soient-ils, installent la dépression dans les esprits. La «crise» est dans nos têtes et les médias, qui l'évoquent à longueur d'antennes et de colonnes, ont leur part de responsabilité.

«L'Usine Nouvelle» a donc choisi, cette semaine, de mettre en avant ceux qui se mobilisent (lire page 20). Promotions spéciales chez Philips ou chez Geneviève Lethu, opérations commando chez Labeyrie, logistique réglée au cordeau chez Seb... Au prix d'efforts supplémentaires et sans croire au Père Noël, les entreprises peuvent encore sauver l'année.

Laurent Guez,
Directeur de la rédaction
«L'Usine Nouvelle»

réagir

imprimer Ajouter à vos favoris envoyer à un ami Ajouter à mes favoris Delicious Partager cet article sur Wikio Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin Partager cette page sous Twitter S'abonner au flux RSS de l'Info


Effectuer une autre recherche

Rechercher

FRANCE
Sélectionnez une région sur la carte ou par le menu déroulant


À la une

Sites du groupe

Le Portail de l'Industrie LSA, Grande Consommation Industrie & Technologies EmploiPro

Economie et industrie   |   Recherche d'emploi et conjoncture   |   Industrie et énergie   |   Grenelle de l'environnement et développement durable   |   Agroalimentaire : l'actualité des entreprises   |   La semaine de l'industrie dans vos régions   |   Chimie, industrie pharmaceutique et biomédicaments