Miratech suit l'internaute du regard
Par Juliette Letellier - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3093Suivre le regard d'un internaute devant un site web pour analyser son efficacité, c'est ce que permet la technologie du « eye tracking » (suivi du regard). Cette technologie, peu connue en France, a été lancée en 2001 par Google. En février 2006, Jérémie Eskenazi, ingénieur Centrale Lyon, a décidé de la promouvoir dans l'Hexagone en créant sa société Miratech spécialisée dans l'amélioration de l'ergonomie et de la perception marketing des sites internet. Les études de sites web des clients sont menées dans le laboratoire de la société. Une quinzaine de personnes sont soumises à « l'eye tracker » et à d'autres tests plus classiques : suivi de clics, questionnaires, entretiens. Un logiciel, développé par Miratech, analyse les résultats, notamment en classant les participants selon leur comportement. Des recommandations sont ensuite fournies aux clients pour augmenter le taux de conversion et l'efficacité de leur site. La technique est applicable à d'autres supports comme la télévision, les affiches ou les linéaires. Une étude sur la perception des oeuvres d'art est même en cours en collaboration avec le Centre Georges-Pompidou à Paris.
La start-up parisienne, qui emploie dix personnes, a été financée sur fonds propres. En 2007, elle affiche un chiffre d'affaires de 450 000 euros grâce à des contrats signés avec des enseignes du web comme mappy.fr, voyages-sncf.com mais aussi la Société générale, Havas ou Décathlon. Miratech continue de développer en interne son logiciel d'analyse et compte exporter son savoir-faire en ouvrant des bureaux et des laboratoires de tests à l'étranger

dans la même rubrique
27/05/2012 Un mastère à l’international nuclear academy27/05/2012 Le papetier qui veut protéger les forêts
27/05/2012 Production












