Miko précise ses mesures sociales et industrielles
Par Rédaction L'Usine Nouvelle - Publié leSocial
Les discussions parisiennes ont permis de préciser le programme d'accompagnement social de Cogesal-Miko. Après avoir rencontré lundi le ministre du Travail, Xavier Bertrand, la direction du groupe Unilever, la maison-mère, et les représentants du personnel ont poursuivi leurs négociations hier après-midi, mais sans médiateur.Lors de la rencontre, plusieurs points sociaux concernant la suppression de 246 des 493 emplois du site de Saint-Dizier (Haute-Marne) ont été définis, en vue d'un accord d'ici au 25 février, où une réunion du comité d'entreprise (CE) doit se tenir. Les salariés protestaient contre le plan de restructuration, « indispensable » selon la direction pour sauver l'usine. Parmi les propositions adoptées : indemnités pouvant atteindre 82 000 euros par personne, réduction de 30 licenciements grâce à un dispositif de travail de temps aménagé, congés de reclassement pour se consacrer à la recherche d'emploi en restant salarié de Miko.
La direction s'engage à ne laisser personne sans contrat avant le premier semestre 2009. « Nous avons déjà proposé 26 postes d'opérateurs de production chez Knorr, une filiale d'Unilever, à Duppigheim (Bas-Rhin), nous prévoyons aussi 16 transferts immédiats d'emplois, et 20 autres à terme, vers Transports de la Flèche Bleue (TFB), lorsque l'entreprise reprendra la partie logistique de Saint-Dizier » a indiqué un Alexis Volanov, un porte-parole de Miko.
« L'usine tourne en sous-capacité. Elle peut produire 110 millions de litres par an et elle atteint difficilement les 65 millions annuels ». explique-t-il. « Les Français consomment en moyenne 5 litres/an par personne contre 6 à 12 litres chez les voisins européens. Le marché est stagnant et Miko a dû réfléchir à un repositionnement des produits afin de rester compétitif » poursuit Alexis Volanov. Le fabricant de glaces a vu ses ventes de cônes, bûches et coupes manuelles baisser de 40 % en 10 ans, soit une perte de 50 millions de litres.
Miko mise donc sur des « produits forts » comme le Frusi, une innovation européenne commercialisée l'an passé, et les bacs Carte d'Or. Le site en réalisera 5 millions de litres supplémentaires, ce qui permettrait de conserver 12 postes de plus. Le projet industriel de Miko prévoit aussi un investissement de 4 millions d'euros cette année pour moderniser l'usine.
Des discussions doivent encore avoir lieu aujourd'hui entre discussions et représentants du personnel, avant la réunion du CE demain et celle de 25 février, également la fin de la procédure d'information et de consultation.
Carine Sai
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