Michelin : grande restructuration en vue
Par Rédaction L'Usine Nouvelle - Publié le
Le numéro un mondial a annoncé, ce matin, lors d'un comité d'établissement à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) un vaste plan de restructuration de ses activités et de son personnel. L'intention du groupe est de « renforcer ses activités recherche en France »
Michelin annonce un projet d'investissement de plus de 100 millions d'euros dans son centre de recherche et développement de Clermont-Ferrand. Dans le but « d'accélérer la mise sur le marché de nouveaux pneumatiques et de services et de permettre le développement de procédés de fabrication plus innovants ».Par ailleurs, le site de Montceau-les-Mines, dans lequel 50 millions d'euros seront investis, deviendra « un pôle performant pour les pneus Génie civil et un des deux plus grands centres de mélanges de gomme d'Europe ». Son activité actuelle de pneus tourisme sera regroupée avec celles d'autres usines du Groupe en Europe occidentale.
Parallèlement, Michelin investira 15 millions d'euros dans son usine de Tours programmée pour devenir « la référence du pneus poids lourd technologique en Europe ». Cette spécialisation entraînera la fermeture de l'atelier de mélange de gomme et son transfert vers les usines de Montceau-les-Mines et de Cholet.
Comme redouté par les syndicats, la filiale Michelin Sodemeca à Seclin (Nord) dans la banlieue de Lille sera transférée sur le site des Gravanches, près de Clermont-ferrand où l'on fabrique déjà des pneus haut de gamme. Enfin, Michelin prévoit le renforcement du pôle de production de pneus camionnettes et de 4X4 de l'usine de Cholet grâce au transfert de cette activité en provenance d'une usine européenne du groupe.
Cette stratégie de regroupement par sites et par spécialisation n'engendrera « aucun licenciement », prévient-on chez Bibendum. Les salariés concernés par cette réorganisation sont au nombre de 1093. 495 bénéficieront de mesure d'âge spécifiques et 598 devront muter vers un autre site à l'intérieur du groupe. Ceux-ci auront droit à deux propositions. Un plan de départ volontaire est donc ouvert à l'ensemble du personnel.
« Dans un contexte extrêmement concurrentiel, aggravé par la crise actuelle, ces décisions sont une nouvelle preuve de la volonté du groupe de maintenir en France une base industrielle solide, a précisé la direction par voix de communiqué. Michelin prévoit ainsi d'embaucher environ 500 personnes par an dans les trois années à venir pour assurer le renouvellement naturel de ses équipes ».
Geneviève Colonna d'Istria, à Clermont-Ferrand

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