Même chère, la voiture électrique a un avenir
Par Sarah Belouezzane - Publié le
Réunis autour d'une table ronde le mardi 6 septembre, les industriels du secteur automobile et les pouvoirs publics se sont montrés confiants quant à l'avenir du véhicule électrique en France. Même le prix rédhibitoire pour certains analystes, ne semble pas les effrayer.
Les industriels et les pouvoirs publics sont optimistes. Selon eux, la voiture électrique se vendra. Le marché est même estimé à près de 4,5 millions d'unités par an à l'horizon 2025..
Eric Besson, ministre de l'industrie a déclaré lors de la table ronde consacrée au sujet le mardi 6 septembre que la filière française était "bien structurée et que la France était à la pointe" dans le domaine.
Les acteurs du secteur présents autour de la table ne semblent pas avoir peur que le prix du véhicule électrique soit un frein à son succès. Car effectivement, ce prix demeure assez élevé en moyenne et pourrait éloigner les acheteurs des concessionnaires.
Il faut compter par exemple 21 300 euros, bonus écologique compris, pour une Renault Fluence et pas loin de 30 000 euros pour une Peugeot iOn. Même logique tarifaire pour la Citroën C0 qui devait avoisiner les 30 000 euros après déduction du bonus.
IntéressantE dès 40 kilomètres par jour
Le tout hors frais de location de la batterie. Batterie qui n'est généralement pas comprise dans le prix sous peine de faire grimper de manière vertigineuse le prix d'achat des véhicules.
Renault, qui demeure le plus avancé en termes de réduction des prix, estime que la voiture électrique devient intéressante à partir de 40 à 50 km de route par jour. Un calcul basé sur le fait que le prix de l'électricité est forcément moins élevé que celui de l'essence.
"Je ne pense pas que ce soit si cher que cela, estime Carlos Ghosn, président de Renault, je ne suis pas préoccupé à court et moyen terme par les ventes. C'est à nous de faire en sorte que la voiture électrique soit de moins en moins coûteuse". Et d'ajouter : "la Kangoo est par exemple à 15 000 euros après déduction du bonus". Un véhicule qui demeure, tout de même réservé aux professionnels.
Pour Eric Besson, le bonus devrait permettre de donner un coup de pouce aux acheteurs en attendant que les prix chutent.

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