Médicaments surveillés : Sanofi et Servier en première ligne
Par Gaëlle Fleitour - Publié le
Entre les médicaments retirés du marché ces derniers mois, et les médicaments dont les autorités sanitaires revoient actuellement le bénéfice risque, les laboratoires Sanofi et Servier ne sont pas à la fête. Le premier a vu quatre de ses médicaments retirés du marché et un autre sur la sellette. Le second en a encore trois remis en cause.
L'Afssaps l'avait promis. Elle vient d'actualiser sa liste des médicaments sous surveillance renforcée. Contrairement au listing de janvier, qui contenait 77 médicaments et 12 classes thérapeutiques, elle ne comprend plus que 30 médicaments ou classes thérapeutiques. Une mise à jour qui concerne particulièrement les laboratoires français Servier et Sanofi.
Car entre temps, plusieurs traitements ont été suspendus du territoire français. Certains ont déjà été retirés du marché, comme le Celance de Lilly, le Lipiocis, les antibiotiques Actos et Competact de Takeda (toujours maintenus en Europe, une décision sur laquelle la Commission Européenne devrait se prononcer prochainement), les antalgiques Di-Antalvic et Propofan de Sanofi et leurs génériques, également en cours de retrait en Europe, mais aussi les vasodilatateurs Fonzylane de Cephalon.
Quant au Noctran, un sédatif de Menarini, l'anxiolytique et antihistaminique Mépronizine de Sanofi, ou encore l'Equanil de Sanofi et ses génériques pour le sevrage alcoolique, ils seront prochainement retirés du marché. Enfin, l'anti-infectieux Nizoral de Janssen-Cilag a été retiré cet été et voit son bénéfice/risque au niveau européen réévalué.
Suivi de pharmacovigilance renforcé
Autres traitements sortis de la liste : 6 vaccins et 12 médicaments psychotropes soumis à des plans spécifiques de surveillance, ou encore sept médicaments qui font désormais l'objet d'une surveillance de routine.
Qui figure donc encore désormais sur la liste des 30 médicaments particulièrement surveillés ? 12 traitements font l'objet d'une réévaluation de leur rapport bénéfice/risque : les autorités sanitaires devraient donc être amenées à se prononcer sur leur sort rapidement.
C'est le cas du Multaq® de Sanofi, réévalué en France et en Europe, de trois médicaments de Servier (le Trivastal, le Protelos et le Vastarel), des médicaments d'aide à la perte de poids Alli de GSK et Xenical de Roche, mais aussi du Nexen de Therabel Lucien Pharma, du Ferrisat et de l'Hexaquine, ainsi que des médicaments à base de nitrofurantoïne commercialisés par Merck Santé, ou encore des sirops antitussifs à base de pholcodine et la minocycline. Quant aux 18 autres, ils font l'objet d'un suivi de pharmacovigilance renforcé.
Mais "en aucun cas, il ne s'agit d'une liste de médicaments dangereux, rappelle l'Afssaps. Ce n'est pas parce que le traitement impose une attention particulière qu'il faut l'interrompre."

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