MATERIELS D'IMPRESSIONKeller Dorian, des cylindres aux machinesDe la gravure manuelle au laser, la PMI lyonnaise utilise une large panoplie de techniques pour accroître la productivité de ses matériels.
Publié le | L'Usine Nouvelle n° 2653MATERIELS D'IMPRESSION
Keller Dorian, des cylindres aux machines
De la gravure manuelle au laser, la PMI lyonnaise utilise une large panoplie de techniques pour accroître la productivité de ses matériels.
Avec 15 millions de francs, l'activité machines spéciales (pour l'enduction, le gaufrage, l'impression, etc.) commence à représenter une part significative du chiffre d'affaires de Keller Dorian Graveurs (72 millions pour l'exercice 1997-1998, dont 35 % à l'exportation, contre 56 millions l'année précédente, avec 110 personnes). Cette activité, la PMI lyonnaise, qui appartient au groupe américain Standex, l'a lancée pour répondre à des besoins non satisfaits chez ses clients. Mais sa vocation principale reste la conception et la fabrication de cylindres tramés et de cylindres pour l'impression et le gaufrage de divers supports (papier, textile, verre, plastique, cuir). Pour les réaliser, Keller Dorian associe plusieurs technologies et savoir-faire. Lorsqu'un client lui commande un cylindre capable d'exécuter telle ou telle combinaison de formes, par exemple sur un décor mural ou un revêtement de sol, une équipe de créatifs commence par matérialiser le résultat recherché dans un dessin ou un assemblage. Ensuite, la réalisation fait appel à des techniques relevant de la photographie (prise de vue électronique de très grand format), du scanning, du moletage, de l'électro-érosion, du laser. Sans oublier la gravure à la main, pratiquée par trois meilleurs ouvriers de France. Ils gravent de la manière la plus traditionnelle des cylindres industriels, dont les performances en termes de productivité ne cessent d'augmenter. Ainsi de ceux qui gaufrent le papier toilette Lotus.
Des cylindres de plus de six mètres
Le métier a donc de fortes spécificités. Créé en 1872, Keller Dorian, seul français pour le gaufrage, est confronté à une concurrence essentiellement allemande, britannique et italienne. Pour poursuivre son développement, précise Georges Debièvre, le P-DG, l'entreprise mise notamment sur une capacité de gravure qui lui permet de réaliser désormais des cylindres de plus de 6 mètres de long.











