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L'Usine Maroc

Maroc : en 8 tops et 4 flops, 12 infos industrielles clés de 2015

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PSA, Renault, Samir, Maghreb Steel...le diggest de l'année industrielle au Maroc en 8 bonnes nouvelles et 4 flops.

Maroc : en 8 tops et 4 flops, 12 infos industrielles clés de 2015
Carlos Tavarez, PDG de PSA Peugeot Citroën.
© Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

8 tops

 

1. Avec son site de Kenitra, PSA propulsera l'industrie automobile

Un projet (presque) aussi structurant que l’arrivée de Renault à Tanger en 2012. Le 19 juin,Carlos Tavares, patron du groupe PSA a officiellement signé avec le gouvernement marocain un accord d’implantation pour une usine d’assemblage automobile dans le royaume en 2019. Située à Kenitra, elle devrait produire des petits véhicules destinés aux pays émergents pour un investissement de 557 millions d'euros, dont une usine de moteurs. Capacité initiale : 90 000 véhicules par an, chiffre qui pourrait être porté à 200 000 unités. Tout bonus pour la filière.

 

2. Thales va jouer de l’impression 3D à Casablanca

Une petite graine du concept "usine du futur" va bientôt pousser à Casablanca. Début décembre 2015, le groupe Thales a annoncé l’ouverture en 2017 d’un centre de production et de développement autour de l’impression 3D laser de pièces aéronautiques métalliques. Un projet modeste de quelques dizaines d’emplois mais qui va faire monter en gamme la filière.


3. La promesse d’une filière industrielle éolienne

L’appel d’offres géant de 850 MW du plan éolien de l’Office national de l’électricité (ONEE) a, après de nombreux retards, trouvé son issue. Nareva, Siemens et Enel ont emporté la partie et vont développer 850 MW d’éolien répartis sur 5 sites pour sans doute plus de 2 milliards de dollars. L’électricité sera revendue à l’ONEE. Aspect le plus important : le projet doit, selon les pouvoirs publics, susciter la création d’une véritable filière industrielle intégrée. Siemens notamment devrait suivre et implanter sa première usine au Maroc.

 

4. Stelia conforte la filière aéronautique

Une première pierre remarquable. Moins de 18 mois après en avoir fait l’annonce, Stelia, la filiale aérostructure d’Airbus group a lancé fin novembre la construction d’une usine de composants à Casablanca. Quasiment accolé à la nouvelle usine Bombardier sur la zone Midparc, ce site confirme la montée en puissance de l’aéronautique au Maroc, filière dans laquelle des entreprises comme Figeac Aero ou Latécoère ont, elles aussi, fait des annonces d'investissements en 2015.

 

5. Le saoudien Acwa Power adjudicataire des centrales thermosolaires Noor II et III

Après la phase I, la phase II et III... Début 2015, le groupe saoudien Acwa, acteur plutôt récent de business international de l’énergie s’est enraciné un peu plus au Maroc. Il a gagné avec l'espagnol Sener le 9 janvier l’appel d’offres auprès de l’agence solaire pour l’extension des parcs thermosolaires géants d’Ouarzazate (Masen). Avec la promesse de pousser plus avant l’intégration industrielle locale.

 

6. Attribution de trois licences 4G à Maroc Telecom, Meditel et Inwi

En route pour le haut débit. Le 18 mars après un long processus, l’ANRT a attribué une  licence 4G à chacun des trois opérateurs marocains. Méditel a été le premier à ouvrir le bal des offres commerciales le 8 juin suivi des deux autres opérateurs. De quoi booster l’économie numérique et autres start-ups.

 

7. Renault accélère à Tanger

Ouvert début 2012, le site Renault de Tanger tient fermement son plan de marche. Avec un plan d’embauche de 1000 salariés supplémentaires conduit durant l’été, l'usine de Tanger met en place une troisième équipe avec une production qui devrait atteindre 250 000 en 2015. En ligne de mire : la capacité nominale de 340 000 véhicules par an et l’augmentation du taux d’intégration. Les équipementiers comme MGI Coutier, Delfingen ou Yazaki suivent.

 

8.  Centrale, INSA... les écoles d'ingénieurs franco-marocaines font leur première rentrée

Symbole marquant de la coopération Paris – Rabat, deux écoles d'ingénieurs françaises du haut du tableau ont choisi de s’exporter au Maroc : l’Ecole centrale à Casablanca et le groupe INSA à Fès. En septembre, elles ont toute deux fait la rentrée de leur première promotion. Objectif compléter l’offre marocaine existante d'enseignement supérieur technologique (Ecole de Mohammedia, Mines Rabats…) et attirer les talent à l’échelle du continent africain.

 

 

4 FLOPS

 

1. Maghreb Steel : l'acier rouillé

Opération de la dernière chance ? Plombé par de très lourdes pertes et un endettement colossal, le sidérurgiste Maghreb Steel a réaménagé début décembre une partie de sa dette à court terme. Pour autant, rien n’indique que l’entreprise qui avait investi à contre cycle puisse encore survivre. Elle a supporté un déficit équivalent à 25% de son chiffre en 2014 et en 2015, l'aciériste du Maroc ne sera guère mieux.

 

2. Fives : le supplice marocain

Chaque tentative de faire payer Ynna Holding en saisissant ses actifs (Snep, Aswak Assalam ) s’est soldée par un échec pour le groupe d’ingénierie Fives. Celui-ci se heurte à tous les obstacles pour faire exécuter un arbitrage international, validé par la justice marocaine qui lui accorde plus de 20 millions d’euros de compensation pour une annulation de contrat en 2009. Pas bon pour la réputation de la place financière de Casablanca qui affiche de grandes ambitions y compris... en matière d’arbitrage.

 

3. La raffinerie Samir au bord de la faillite

Un véritable choc pour l’industrie énergétique marocaine. En plein cœur du mois d’août, la Samir, seule raffinerie du royaume se trouve au bord de la faillite. Ont suivi depuis, suspension en bourse et arrêt d’activité. L’affaire, depuis, tourne au bras de fer entre le gouvernement marocain de Benkirane et l’homme d’affaires saoudien Mohamed Al Amoudi, principal actionnaire de l’entreprise qui n’a pas versé en octobre les plus de 600 millions d'euros promis pour renflouer l’entreprise.

 

4. Le crash de LH Aviation

Pas d’avion léger "Made in Morocco". Après avoir enflammé les esprits avec son projet d’usine aéronautique à Casablanca, annoncé en 2014, le jeune constructeur français LH aviation a fait marche arrière. En cause : l’associé marocain n’était pas au rendez-vous. Depuis les deux parties sont en litige.

 

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