L'équipementier américain augmente les capacités de production de ses trois sites français, où il crée plusieurs dizaines d'emplois.
D'ici à trois ans, l'équipementier de 1errang, Mark IV, aura investi entre 15 et 18 millions d'euros sur ses trois sites français, d'Orbey (Haut-Rhin), où sont implantés les services généraux et la R&D, Châteauroux (Indre) et Fraize (Vosges), afin d'accroître sa production d'éléments d'admission d'air et de refroidissement d'eau pour les moteurs automobiles. Ce programme, générateur de plusieurs dizaines d'emplois, est suscité par l'augmentation régulière des demandes des constructeurs français et européens : « Nous sommes implantés au coeur du marché ouest-européen de l'automobile, et nous disposons de petites unités, souples, capables de répondre rapidement aux attentes des donneurs d'ordres », souligne Jean-Luc Dejean, directeur général du groupe.
150 emplois dans les Vosges
Le site vosgien, où avait déjà été injecté 3 millions d'euros en 2003 et créé une cinquantaine de postes (portant l'effectif à 180 salariés), bénéficiera à nouveau d'un investissement de près de 7 millions d'euros, générateur de 150 emplois. Cette unité, créée en 1991 par le groupe Aries Industrie, est entrée dans le giron de l'équipementier américain six ans plus tard. « A l'origine il s'agissait de délester l'usine d'Orbey en surcapacité, mais nous avons su nous imposer en tant que site de production de plein exercice », rappelle Denis De Becker, directeur de l'usine de Fraize, laquelle a réussi en quelques années à presque doubler son chiffre d'affaires passé de 19 millions d'euros en 2002 à 34 millions en 2004 (40 millions prévus à moyen terme).
« Nous sommes régulièrement accompagnés dans notre développement par les collectivités territoriales. Un soutien qui annihile le handicap, en termes de coût et de délais de transport, généré par la fermeture pour travaux du tunnel Maurice Lemaire, reliant les Vosges à l'Alsace, et au-delà à l'Allemagne. Mais, ce tunnel devrait rouvrir en 2007 et nous avons pris le pari de rester là où est le savoir-faire », insiste le dirigeant.









