Après Vinci pour la ligne à grande vitesse entre Tours et Bordeaux, et Eiffage pour le tronçon Le Mans-Rennes-Nantes, Réseau ferré de France (RFF) a choisi le troisième mousquetaire du BTP français. Bouygues Construction obtient un partenariat public-privé (PPP) de vingt-cinq ans pour la construction et la maintenance du contournement de Nîmes et de Montpellier sur la ligne à grande vitesse (LGV) Méditerranée. Le trajet entre Paris et le chef-lieu du département de l'Hérault passera de 3h20 à 3 heures en 2017. Le contrat de 1,5 milliard d'euros (sur un investissement total de 2,28 milliards d'euros) a été attribué au groupement Oc'Via, qui comprend Alstom, Colas, Spie Batignolles, les fonds d'investissement Fidepp et Meridiam Infrastructure, et surtout Bouygues Construction. Patrick Trannoy, le directeur général adjoint de RFF, assure qu'il ne s'agit en rien d'un lot de consolation. « Comme sur les deux projets de lignes à grande vitesse précédents, nous avions ces trois mêmes candidats. L'aspect coût a fait la différence. L'offre d'Oc'Via est inférieure de 100 millions d'euros (constants) aux investissements envisagés au départ. » Ce contrat de contournement entre Nîmes et Montpellier concerne un tronçon de 60 kilomètres à grande vitesse entre Manduel et Lattes et 20 kilomètres de raccordement au réseau classique. Reste à connaître les heureux bénéficiaires du contrat pour la construction des deux gares.
1,5 milliard
C'est le montant, en euros, du PPP signé par RFF et Oc'Via pour le contournement de Nîmes et de Montpellier.









