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Mandats : Parisot persiste et signe

18/03/2008
Au lendemain de la réunion du conseil exécutif du Medef, Laurence Parisot annonce que l'organisation patronale « va aller encore plus loin » dans la réflexion sur le choix des mandataires.
Mandats : Parisot persiste et signe La remise à plat des mandats dans les organismes sociaux, au cœur de la lutte avec l'UIMM, aura bien lieu, à en croire la patronne du Medef. « Nous considérons qu'il ne peut pas y avoir de monopoles des mandats, ni de situation où certains se considèrent comme propriétaires de ces mandats, nationaux ou locaux », a réitéré ce matin Laurence Parisot, au cours de la conférence de presse mensuelle du Medef. L'enjeu est de taille : cette réforme concerne 90 mandats nationaux dont une centaine détenue par l'Union des industries et métiers de la métallurgie dans des organismes paritaires comme l'Unedic ou le 1% logement. Et derrière la question essentielle des mandats, c'est la « crédibilité et l'éthique » du Medef qui est en jeu, a rappelé la présidente.

Concrètement, le conseil exécutif de l'organistion patronale qui s'est réuni hier, a décidé « d'installer des procédures de choix des mandataires qui soient claires, avec des critères de sélection et des modalités qui laissent toute la place au débat ». Pour décider de ce nouveau processus, la présidente a convoqué le 21 mars un comité des mandats auquel participeront trois membres du conseil exécutif : Jean-René Buisson, président de l'Association nationale des industries agro-alimentaires, Jean-Luc Placet, président de la société Syntec, et Marie-Christine Oghly, présidente du Medef Ile-de-France.

Plainte pour diffamation

Et pour « aller plus loin encore », Laurence Parisot a annoncé le "regroupement ",  voire la
"suppression" de certaines institutions paritaires  qui "n'ont pas prouvé leur efficacité", sans pour autant fournir d'exemples précis.

Débat, clarté, éthique... Après quinze jours de tensions intestines et toujours en lutte avec l'UIMM, Laurence Parisot s'est efforcée de montrer une image apaisée et unie de son organisation. Elle a par ailleurs annoncé qu'elle avait déposé plainte pour diffamation hier contre un ancien président du syndicat de la métallurgie. Quant à l'épineuse question de la représentativité patronale, mise sur la table récemment au nom de la sacro-sainte transparance, la patronne du Medef a admis que le conseil exécutif y était « assez favorable » mais que le débat aurait lieu dans « un second temps ».

Outre la réforme des mandats, Laurence Parisot a indiqué poursuivre son autre mission, celle de la modernisation du patronat, avec le projet « Ambition 2010 ». Celle-ci doit pouvoir « fonctionner de manière collective et participative ». Au programme : une meilleure gouvernance, plus efficace et plus professionnelle ; une plus grande visibilité et accessibilité de l'organisation patronale ;  enfin, la création d'une « fédération numérique ». Laurence Parisot veut atteindre ainsi un autre de ses objectifs : réconcilier les Français avec l'économie de marché.

Carmela Riposa




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