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Maintenance unique chez Leroy-Somer

Frédéric Parisot , , ,

Publié le

Le fabricant de moteurs électriques déploie un logiciel de maintenance dans ses usines, en commençant par trois sites aux contraintes spécifiques.

Maintenance unique chez Leroy-Somer
Huit des treize usines françaises du groupe utilisent un logiciel de GMAO.
© CéDRIC HELSLY ; d.r.

Partager un savoir-faire, c’est ce qui pousse le plus souvent les industriels à installer des logiciels de gestion de la maintenance assistée par ordinateur (GMAO). Pour s’assurer qu’un technicien puisse intervenir sur?n’importe quelle machine, par exemple, ou que des équipes de?différents sites puissent confronter leurs pratiques. Mais lorsque l’on dispose, comme Leroy-Somer, de 27?usines dans le monde, uniformiser la maintenance devient un?projet de longue haleine. Le fabricant de moteurs électriques, qui emploie 8 700?personnes pour 1,17?milliard d’euros de chiffre d’affaires, travaille au déploiement d’une?GMAO depuis 2007.

Le projet a commencé par trois?usines historiques, implantées en Charente. Trois?usines dont l’organisation et les besoins en termes de maintenance sont différents. Sur le site de Gond-Pontouvre, où sont fabriqués les moteurs jusqu’à 15?kW, Leroy-Somer réalise aussi ses activités de fonderie et de découpe pour toute la France. L’équipe maintenance y est intégrée au service méthodes. À Mansle, où l’on fabrique les moteurs de 18,5 à 400?kW, les machines sont suivies directement par leurs constructeurs. Les agents se chargent uniquement de la maintenance de premier niveau (changement des filtres, vérification des pressions, niveaux…) et?dépendent du directeur industriel. À Rabion, enfin, où sont fabriqués les motoréducteurs, les moteurs d’ascenseurs et d’engins de travaux publics, il y a de forts impératifs de?disponibilité sur le parc de machines-outils. Les?agents de maintenance évoluent en équipe autonome.

Des interventions éditées en trois clics

Trois?usines, trois?manières différentes de considérer la maintenance. Pourtant, les dirigeants de Leroy-Somer ont su définir des processus génériques capables d’englober toutes les opérations. En parallèle, pour garantir l’adhésion de ces agents, ils ont mis en avant les nouvelles fonctionnalités apportées par la GMAO. « Dans le logiciel Carl Touch, nous pouvons partager des informations avec des agents présents sur d’autres sites, mais également faire de la mesure de disponibilité, indique Daniel?Navillot, le responsable maintenance du groupe. Nous pouvons identifier immédiatement les équipements qui possèdent un mauvais MTBF [temps moyen entre pannes, ndlr], alors qu’avant nous devions synthétiser plusieurs rapports et recueillir les témoignages de tous les techniciens. »

L’une des difficultés a été de proposer la solution la plus simple d’utilisation possible, pour emporter l’adhésion des opérateurs. « Nous avons soigné l’ergonomie, car nous voulions éviter à tout prix que l’opérateur ait face à lui une usine à gaz, poursuit Daniel?Navillot. Les demandes d’interventions s’éditent en trois clics : on sélectionne un?équipement, puis un symptôme, on valide et c’est enregistré. » La GMAO fait donc gagner du temps, mais aussi de l’argent. Les coûts sont calculés par équipe, par atelier ou par site, et le logiciel identifie les équipements critiques pour orienter les dirigeants de Leroy-Somer dans leurs choix d’investissements. « Nous avons regroupé tous nos lots de pièces de rechange dans un seul stock informatique. Cela nous donne l’occasion de renégocier des contrats fournisseurs sur la base d’éléments chiffrés et multisites », indique Jérôme?Bléneau, le directeur de l’usine Leroy-Somer de Mansle.

Alors que le déploiement du logiciel arrive à son terme, huit des treize?usines françaises sont passées à la GMAO. Au total, l’application compte déjà 300?utilisateurs. Elle couvre 2 500?équipements de production et 7 000?pièces de rechange. Un formulaire de demande d’achat permettra bientôt de commander directement depuis la GMAO les pièces nécessaires à une intervention. « Enfin, avec 60?demandes d’intervention éditées chaque jour sur les huit?sites, soit environ 5 700?travaux par an, nous accumulons beaucoup de savoir-faire dans le logiciel. Cela nous permet d’améliorer en continu nos pratiques de maintenance », conclut Daniel?Navillot. 

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