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Election présidentielle 2017

Macron et Le Pen mènent la bataille sur le site de Whirlpool à Amiens

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Publié le , mis à jour le 26/04/2017 À 15H02

Jugeant cette manifestation d'intérêt tardive, une partie des représentants des salariés de Whirlpool boycottent la venue du vainqueur du premier tour de la présidentielle, Emmanuel Macron, ce 26 avril à Amiens. En recevant une délégation à la chambre de commerce et d'industrie, le candidat a laissé la place à Marine Le Pen, invitée surprise, qui a été accueillie sous les applaudissements des salariés.

Macron et Le Pen mènent la bataille sur le site de Whirlpool à Amiens
Macron et Le Pen mènent la bataille sur le site de Whirlpool à Amiens
© DR

Frais, voire froid...voire glacial. Si I'accueil d'Emmanuel Macron ce mercredi 26 avril à Amiens par les salariés de Whirlpool s'annonçait pour le moins réservée, la visite - surprise - de Marine Le Pen sur le site s'est déroulée sous les applaudissements. "Je n'ai pas peur de venir moi, a déclaré la candidate du Front National. Je suis la candidate des ouvriers et du peuple."
 
L'image résume le fossé entre les stratégies des deux candidats à l'Elysée. D'un côté, Emmanuel Macron qui, craignant l'accueil des 290 ouvriers en passe d'être licenciés, a choisi de rencontrer une délégation de représentants au sein de la Chambre de commerce et d'industrie. De l'autre, Marine Le Pen n'hésitant pas à aller au contact de ceux qui ont vécu comme un affront l'attitude du candidat du mouvement "En Marche !". Les salariés de Whirlpool Amiens demandaient à rencontrer depuis trois mois le natif de la commune. "Notre usine est rue d'Abbeville. Il doit savoir où c'est. S'il veut nous voir, qu'il vienne discuter avec nous", lançait d'ailleurs ce matin, Antonio Abrunhosat, élu CGT de l'usine.
 
Désenchantement et résignation
 
Le dossier est emblématique des débats de la campagne présidentielle de 2017. Selon le fabricant américain, cette délocalisation à Lodz, en Pologne, de son ultime site français, qui fabrique des sèche-linges, est nécessaire pour maintenir la compétitivité du groupe. Il y a quelques années, les salariés n'ont pourtant pas ménagé leurs efforts pour augmenter la productivité du site, en acceptant différentes vagues de départ ou en renégociant la durée du temps de travail. Et même les investissements de Whirlpool – 40 millions d'euros en cinq ans – sur le site n'auront pas suffi à éviter que le scénario catastrophe ne se produise. D'ici un an, les 290 salariés, auxquels s'ajoutent de nombreux intérimaires et une soixantaine de salariés du sous-traitant Prima, seront au chômage. "Venir nous voir entre les deux tours, c'est trop tard. De toute façon, ici, la plupart des salariés ont voté Marine Le Pen", souligne Frédéric Chantrelle, délégué CFDT de l'usine.
 
Sur place, les salariés naviguent entre désenchantement et résignation. Un état d'esprit auquel le potentiel futur président de la République aura sans doute bien du mal à remédier, à moins qu'un projet de reprise aboutisse rapidement. Il y a quinze dossiers, dont deux jugés sérieux, en cours d'étude par les services de l'Etat. Reste encore à savoir combien d'emplois ils permettront de conserver.
 
Guillaume Roussange

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